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GUATEMALA carnets de route  

 

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Capitale : Cuidad Guatemala

 

Superficie : 108 000 km2 soit 1/5 de la France.

 

Population : 13 300 000 habitants

 

Langue officielle : Espagnol

 

Monnaie : Quetzal : Q

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 24 mai 2010

L'entrée dans le pays est rapide, et les autorités agréables.

A la douane, le programme de foot est déjà affiché et le mois prochain, il faudra essayer d'arriver pendant les mi-temps !

 

Le Guatemala ; deux cultures, deux sociétés. D'une part, les métis qui vivent principalement dans les villes et possèdent la majorité des richesses (2% des familles possèdent 72% des terres), de l'autre, les indiens, marginalisés depuis la colonisation. C'est le pays d'Amérique latine qui compte le plus de descendants des  civilisations précolombiennes. Beaucoup d'entre eux parlent encore leur langue d'origine Maya, faute de scolarité.

A partir de 1960, les indigènes opprimés (confiscations des terres, esclavagisme, répressions) formèrent des groupes de guérilla.  On estime que cette période a fait 200 000 morts, un million de sans-abri, des milliers de disparus et des centaines de torturés.

 

Dans son livre "Moi Rigoberta Menchu", l'auteur, une indigène comme tant d'autres décrit sa lutte en faveur du peuple indien. Elle obtint le prix Nobel de la paix en 1992. Un livre à lire absolument pour mieux comprendre la vie des petits paysans.

 

En 1996, après 36 années de guerre civile, des accords de paix furent signés, mais depuis, beaucoup d'armes circulent ; la violence et la criminalité ont augmenté en flèche.

Le pays n'est pas très sûr, comme en témoignent les nombreux cas de vols, d'agressions à main armée et de meurtres. Les incidents les plus fréquents sont les attaques sur les routes et les vols sur les chemins de randonnée.

Nous redoublerons donc de vigilance, surtout concernant les randonnées et les bivouacs.

 

Premier arrêt à Quirigua, la petite cité Maya perdue au milieu des bananeraies qui fut la vassale de Copán, la grande cité Maya du Honduras.

 

 

 

La plupart des stèles, dont la plus haute qui mesure 10,60m, furent érigées sous le règne de  K'ak' Tiliw Chan Yo'at (Cauac-Ciel ; 725-784) et sculptées à son image. Durant la guerre qui l'opposa à son ancien suzerain en 737, il s'empara de Lapin-18, le roi de Copán, puis le fit décapiter.

La pierre zoomorphe P, 5 tonnes de granit sculpté, est d'après l'archéologue que nous avons rencontré , la plus intéressante de tous les sites Maya. Les gravures et les cartouches renseignent sur la mythologie du peuple Maya.

Mardi 25 mai 2010

La petite bourgade de Rio Dulce est située à l'entrée du lac Izabal qui communique avec l'océan Atlantique. La plupart des touristes sont  des marins qui naviguent dans les Caraïbes et qui viennent mettre leurs bateaux à l'abri pendant la saison des ouragans. Un couple de Français nous a même donné des nouvelles de notre copain Albert qui navigue dans les Caraïbes. Il devrait arriver à Belize city d'ici quelques jours.

 

Nous retrouvons André et Mireille avec qui nous avions rendez-vous. Eux descendent vers le sud alors que notre voisin Italien avec son gros Ivéco, remonte comme nous vers le nord.

 

La cour d'hôtel qui sert de camping est bruyante, boueuse et trop petite, aussi préférons nous rejoindre la Finca Ixobel, un refuge bohème avec un vaste camping verdoyant. De nombreuses activités sont proposées, mais la saison des pluies n'invite pas à la randonnée !

 

    

 

En fin de journée, juste avant l' orage, nous subissons une "attaque" de termites. On a juste le temps de fermer les moustiquaires avant que ces milliers d'insectes aux ailes très fines n'envahissent notre "casa rodante" (maison roulante = camping-car en espagnol).

 

 

La petite ville de Florès, reliée par un pont à la terre ferme, est installée sur une île du lac Peten Itza, au centre du monde Maya. Il y règne une ambiance de vacances et son côté nonchalant en fait une étape agréable sur la route de Tikal.

 

 

 

C'est vers 700 Av. J.C. que les premiers Mayas s'installèrent dans cette région, probablement à cause de l'abondance du silex qui permettait de fabriquer les massues, les pointes de lances et de flèches et les couteaux.

 

 

 

On recense plus 1200 sites Mayas dans la région, mais Tikal fut la plus grande cité Maya du nord du Guatemala.

On pense que dès 200 Av. J.C. il y avait des constructions à caractère cérémoniel. Mais les Mayas ne cessent de construire de gigantesques pyramides qui intègrent ou recouvrent les anciennes structures.  Au fils du temps, Tikal devient un centre religieux  et une cité active qui commerce avec les régions côtières.

 

   

 

Même si Tikal intègre la plus haute pyramide Maya (65 m), ce qui impressionne le plus, c'est sa situation au cœur de la jungle, la vraie, celle où vivent les singes araignées, les jaguars, les coatis et une multitude d'oiseaux tropicaux qui jacassent sans arrêt.

 

 

Après un jour et demi de marche à travers la jungle sur les sentiers qui relient les différents sites, Claude est tellement fatiguée qu'elle s'allonge sur la table des sacrifices.

Nous partons nous reposer sur les bords du lac Peten Itza sur la route du Belize. Malheureusement, une pluie persistante ne nous invite pas à la baignade.

 

 

Le 30 mai 2010, le voyage se poursuit au Belize et au Mexique, mais après un retour en France, nous continuerons la visite de ce pays.

 

 

Samedi 13 novembre 2010

Nous revenons du Mexique pour terminer notre visite du Guatemala.

 

Au printemps dernier, des pluies diluviennes ont détruit de nombreux axes routiers qui sont loin d'avoir été réparés. Bon, faut dire qu'en traçant des routes au milieu de parois de terre presque verticales, l'avenir de ces dernières est plus qu'incertain !

Et il faut faire attention, car par endroit, les doubles voies à sens uniques deviennent à double sens avec juste un petit bout d'écriteau où est noté "doble via", et en plus les bus font la course pour rafler les clients. C'est comme au USA dans les camping, "premier arrivé, premier servi ".

 

 

A Huéhué..., petite ville de montagne, c'est jour de marché. Des dizaines de bus déversent un flot continu d'indiens  qui descendent des villages environnants.

 

 

 

Nous continuons notre route pour rejoindre Panajachel (dit Pana) sur les rives du lac Atitlan, mais suites aux fortes pluies, la route  qui arrive de l'est (donc la nôtre) est coupée et nous devons emprunter une piste qui rejoint le petit hameau de  Nueva Bahia San Jorge (Jaibal dans leur langue autochtone). Et quelle piste ; une série de lacets serrés avec des pentes vertigineuses - mais impossible de faire demi-tour, il faut aller jusqu'au bout! On verra bien à la montée, mais pourvu qu'il ne pleuve pas.

 

 

Comme disent les guides, le lac Atitlan est l'un des plus "beaux du monde" , mais ils  disent souvent ça. De toutes façons, nous, on a celui d'Annecy et c'est le plus Beau du Monde !

Entouré par une chaine de majestueux volcans (éteints), il s'étend sur 130 km2 à plus 1500 m d'altitude au milieu d'une végétation tropicale.

 

 

De Jaibal, des vedettes nous conduisent jusqu'à Panajachel pour 3 Q (0,30 €), la ville la plus importante et la plus touristique du  lac. C'est aussi le port principal pour tous les bateaux qui relient les villages côtiers.

 

 

La plupart des villages du lac sont accessibles en bus, mais le moyen de locomotion idéal est la lancha (vedette). Nous visiterons successivement San Marcos, un petit village à la quiétude absolue, San Pedro village animé au pied du volcan du même nom et Santiago Atitlan, la plus fréquentée des cités du lac après Pana.

 

   

          

Les Mayas, installés dans les villages du nord sont principalement des Cakchiquel, alors que ceux installés au Sud sont des Tz'utujil. Les population indigènes sont très croyantes comme en témoigne les nombreuses églises et certains panneaux à l'entrée des ville. (San Pedro se souvient que Jésus l'aime).

 

 

Le tour du lac est un vrai défilé de mode. On s'émerveille des magnifiques costumes traditionnels des Indigènes. Etoffes somptueuses aux coloris et aux motifs d'une étonnante diversité.

 

 

 

   

 

Mais côté "mode", les hommes ne sont pas en reste, ils portent bien souvent un chapeau de cow-boy et un pantalon 3/4 blanc à fines rayures avec dans le bas des oiseaux ou des fleurs brodées. Comme pour les femmes, le tout est maintenu par de longues bandes de tissu enroulées autour de la taille. A Solola, la grande ville en haut de la montagne, les pantalons sont long et colorés et les ceintures forment une espèce de jupette.

 

   

 

Les styles, les motifs et les couleurs ont été imposées par les colons espagnols pour distinguer les populations indigènes, mais elles varient selon les villages et les idées de chaque tisserand.

 

 

Si toutes les femmes portent jupes longues au motifs variés et des tuniques superbement brodées, seules quelques unes portent encore le "tocoyal" cet étonnant couvre chef fait d'un bandeau de plus de 4 m de long enroulé sur lui même.

 

Mardi 16 novembre 2010

Malgré quelques nuages menaçants, le temps reste sec, et heureusement, car ça monte raide, 600 m en 6 km, et bien que nous patinions un peu, la remontée s'effectue sans problème. Une fois arrivé au sommet, Claude m'avouera qu'elle n' a pas bien dormi ces dernières nuits, tellement elle appréhendait la remontée !

 

 

 

A 45 km de Guatemala city, La Antigua c'est à dire "l'ancienne (capitale)" vit encore au rythme de son passé colonial ; maisons basses, rues pavées, fontaines antiques et vénérables demeures aux patios fleuris.

 

 

 

La petite ville de 35 000 hab. a compté jusqu'à 30  églises et couvents et malgré de nombreuses ruines dues aux tremblements de terre successifs, la ville a de beaux restes comme l'église de La Merced ou ses lavoirs municipaux.

 

 

 

Un site exceptionnel dominé par la masse imposante de 3 volcans ; l'Agua (l'eau), le Fuego (le feu) et l'Acatenango, le plus haut des trois, qui culmine à 3976 m.

 

 

 

Mais ce matin, départ à 6 heures pour escalader un autre volcan, le Pacaya,  en activité permanente et qui laisse(ait) s'épancher des coulées de lave incandescente. Mais nous sommes déçus, car depuis sa grosse colère de mai 2010, à part quelques panaches de souffre, le volcan s'est assoupi et la lave s'est refroidie.

 

   

 

En revenant d'une visite chez les tisserands , Claude tombe sur une de ses anciennes collègues de l'hôpital d'Annecy. En fait ils (elles) sont une trentaine en  voyage organisé et la plupart sont bien surprises de la trouver là !

 

 

 

 

Vendredi 19 novembre 2010

Mais quittons les hautes terres pour rejoindre Rio Dulce sur la côte caraïbe où notre ami Albert, navigateur au long court, nous ramène des pièces détachées de France.

Nous "jardinons" un peu pour traverser la capitale, Guatemala city. Trois millions d'habitants et pas un seul panneau routier ! Et ici, (comme dans les autres grandes villes) les rues ne sont pas sûres, la plupart des magasins ont des gardes lourdement armés. Même les camions de livraison de coca ont un garde armé juché sur les canettes. Et pourtant je ne parle pas de coca-ïne, mais bien de coca-cola.  Jusqu'à maintenant je ne savais pas que ces petites bulles avaient une telle valeur !

 

 

Il pleut, il pleut bergère..., depuis midi il pleut averse et il faut faire gaffe, car quelque soit le temps, les bus roulent toujours comme des fous. Sept heures pour faire 350 km, à cause de la route tourmentée et de gros bouchons dus à des accidents.

 

 

 

En fin d'après-midi, nous arrivons à Rio Dulce (où nous étions déjà en mai dernier) et après avoir questionné 2 ou 3 français, nous retrouvons Albert, en pleins travaux pour réarmer Corto, son Ovni de 45 pieds (voilier alu de 13.2 m). Comme pour  nous autres voyageurs terrestres, ils se sont tous croisés un jour quelque part et c'est visite chez les uns, apéro chez les autres...

 

 

Comme tous les dimanches, les Français du coin se réunissent au resto, pour parler voile, principalement. Nous étions plus de 30, des navigateurs itinérants, des navigateurs résidents et quelques autres qui ont posé définitivement leur sac  dans ce coin perdu de  selva.

 

 

 

Si des centaines de voileux  de toutes nationalités fréquentent ce coin, c'est parce que c'est un excellent endroit pour mettre les bateaux à l'abri des cyclones qui ravagent quelques fois la mer des Caraïbes de juin à octobre .

 

 

 

Rio Dulce, c'est le nom d'un petit village installé à l'est du lac Izabal, sous le grand pont qui enjambe le fleuve. C'est le point de jonction entre le sud  et "le Peten", le nord du pays, le passage obligé de tous ceux qui vont à Tikal, le grand site Maya du Guatemala.

 

 

 

Mais Rio Dulce, c'est avant tout un fleuve majestueux (et navigable) d'une trentaine de kilomètres qui s'étend à travers la forêt tropicale depuis le lac Izabal jusqu'à la mer. A mi parcours, il s'étrangle dans un canyon avant de s'ouvrir sur l'océan Atlantique.

 

 

 

Lundi 22 novembre

Albert, qui a rendez vous mi-décembre en République Dominicaine est pressé de reprendre la mer. Quatre milles miles le vent dans le nez !. Nous l'accompagnons jusqu'à Livingston, le dernier village avant la haute mer. Des  amis voyageurs en cata nous accompagnent.

Après avoir fait les formalités de sortie, nos amis nous quittent, Albert part plein est et les autres vont caréner au Honduras.

 

 

Livingston est un gros village tropical seulement accessible par la mer. Il a la particularité d'être habité par les "Garifunas", des noirs descendant des esclaves. La vie est cool, on y écoute du reggae et on y danse sur les rythmes tropicaux de la Salsa ou de la cumbia. Pas besoin de remblai pour boucher les trous de la rue, une cabine téléphone  peu suffire !

Quelques communautés mennonites des environs viennent se ravitailler au village.

 

Mercredi 24 novembre 2010

Nous voulions sortir le zodiac pour naviguer sur le lac Izabal, mais depuis notre arrivée, les averses sont quotidiennes et malgré de belles éclaircies, le temps reste incertain.

Du coup, à 3 heures de l'après-midi, on décide de partir sur le champ et de remonter à Cancun afin de passer une quinzaine de jour à Cuba avant les fêtes de Noel.

On remonterait bien par le Belize, mais comme ça ne me réussi  pas très bien, on roule vers le nord du Guatemala puis on file vers l'ouest par une nouvelle route qui rejoint le Mexique.

 

 

On traverse une partie du "Peten",  cette immense région couverte de jungle qui abrite plus de 1200 sites Mayas et parait-il de nombreux trafiquants (drogue ou passeurs).

La route n'est pas désagréable, elle se tortille entre des mamelons qui finissent par former de petites chaines montagneuses. On dirait des pyramides Mayas ensevelies, tantôt boisées, tantôt rocheuses. Quelques pauvres hameaux de planches se blottissent au fond des valons où les paysans cultivent les céréales et élèvent les troupeaux.

 

 

 

Quelques bivouacs :

 

              

                      Quirigua                 Finca Ixobel             Lago Atitlan            Rio Dulche               La Antigua

 

 

Les moins : Problèmes de sécurité. Le volcan Pacaya ne "crache" plus.

 

Les plus : Pays authentique, la population maya, nombreuse, a conservé toutes ses traditions. Coût de la vie bas. Beaucoup d'artisanat à faible prix.

 

Bilan Guatemala : Séjour de 18 jours, dépenses : 700 €

 

Parcours de 2230 kms, cumul depuis le départ : 55630 kms

 

                                    Le jeudi 25 novembre 2010, le voyage se poursuit au Mexique