
Je crois que j'ai déjà un pied dans la tombe - ça ne m'étonne pas trop, vu l'âge que j'ai !!!!



A part un peu d'élevage - chameaux et chèvres - peu d'activité dans la région et pourtant les maisons ressemblent plus à des petits châteaux qu'à des cabanes de berger, il est possible que le pétrole y est pour quelque chose !





En route pour le wadi Damm (rte 4).... On pensait pouvoir se baigner au dessus du barrage (Dam), mais outre que c'est interdit (eau potable pour le village), il n'ya que quelques "gueltas" d'eau croupie !





Lundi 8 décembre 2025 ciel bleu 26°, 8° la nuit à 2000 m
Nous empruntons un raccourci vertigineux qui nous conduit directement au Jabal Shams (rte 5), le point culminant d'Oman ( 3009 m).


Les gorges vertigineuses du Wadi Ghul qui le borde sont si abruptes qu'on l'appelle localement le Gand Canyon d'Arabie.


La Balcony walk demande un peu de sang froid à cause des 1000 m d'à-pic. Les 4 km de l'étroit sentier qui oscille entre 1900 m et 1700 m est tracé au bord de la falaise.


Après 1h30 de marche, le sentier se termine au petit "village
de Sap Bani Khamis" abandonné
il y a une quarantaine d'années. Construit dans la
falaise à l'abri d'un surplomb le village a
abrité 15 familles durant de nombreuses
années !!!!
A quelques dizaines de mètres du village, au
sommet d'une paroi verticale, d'incroyables
cultures en terrasses sont suspendues au
dessus du vide. Sur cette terre fertile, les
villageois produisaient des pastèques, des
piments, des oignons et récoltaient les
olives pour faire de l'huile. Une retenue
d'eau alimentait un moulin à farine qui
permettait de faire des galettes avec le blé
qui poussait dans les fermes voisines.
Les bois d'oliviers, d'acacias et de juniper
permettaient de construire les toitures,
tandis que les troupeaux de chèvres
fournissaient le lait, la viande, la laine,
le cuir et la graisse pour l'éclairage.



Tout en bas, le village abandonné de Ghul, s' étage sur une petite crête à l'entrée du canyon.

Al Hoota cave est une grotte découverte en 1960, mais qui n'a été aménagée et ouverte au public qu'en 2006. Elle mesure 5 km de long, mais seulement 500 m sont ouvert au public, le reste étant partiellement immergé.







En sortant de la grotte, la montagne qui nous fait face nous rappelle l'Assekrem en Algérie.

Nous empruntons la piste de Wadi Bani awf
(rte 17) qui commence près des grottes,
traverse les monts El Hajar Al Gharbi et
redescend vers Al Batinah Plain et la mer
d'Oman. Sur une bonne vingtaine de
kilomètres, une belle route asphaltée en
lacets nous monte à 2000 m d'altitude,
jusqu'au village de Sharaf Al Alamayn. A
partir de là, 4x4 obligatoire avec vitesses
courtes car il faut redescendre jusqu'à
l'entrée du Snake Canyon, 1150 m plus bas.
Treize kilomètres de piste à flanc de
montagne avec des parties éboulées et des
lacets abrupts.
Avant d'attaquer certains tronçons très
pentus, nous vérifions qu'aucune voiture
n'arrive en sens inverse.....dans les fortes
descentes on est déjà à la limite du
décrochage et on ne pourrait de toutes
façons pas s'arrêter, pas plus que ceux qui
montent ne pourraient repartir.




Rencontre inopinée avec "BYC tour" (Brigitte & Yvan Cassini) - on savait qu'ils étaient dans le coin. Ils arrivent d'Afrique via Salalah (Oman).



Jeudi 11 décembre 2025 ciel bleu, 28°
Nous et le petit lapin te souhaitons un joyeux anniversaire. Elsa,12 ans déjà !
Après une descente vertigineuse nous arrivons à l'entrée du "Snake Canyon" (les gorges du serpent), une gorge étroite et profonde de 3 km qui se tortille comme ..........un serpent. Après 300 m de marche, des rochers bloquent le passage, impossible d'aller plus loin sans matériel. Temps sec (pas comme en 2017), on bivouaque dans le lit du wadi.


On reprend la piste avec des sections très pentues - en 1ère courte, il faut encore freiner "légèrement" pour ne pas que le Sprinter décroche (du fait que nos courtes sont plus longues que sur les 4x4 classiques) - Claude dit " ils sont complètement timbrés de tracer des pistes pareilles".


Un peu déçus de ne pas avoir pu progresser dans le canyon, nous reprenons la rando côté sortie du Snake Canyon. Si la progression est assez compliquée à cause de gros blocs qui obstruent le canyon, avec un peu d'acharnement on peut progresser jusqu'à une "piscine" à partir de laquelle il faudrait continuer avec de l'eau jusqu'à la poitrine ! STOP.







Quelques kilomètres plus loin, nouvelle rando à Little Snake Canyon. Progression compliquée à cause des gros rochers - heureusement, des cairns qui marquent le passage aux endroits les plus compliqués. j'arrive enfin vers une longue "piscine" qui barre le passage - Je progresserais bien encore quelques centaines de mètres à la nage - histoire de se rafraichir - mais Claude qui a décroché depuis un moment risque de trouver le temps long !





A la sortie du Wadi Bani awf, une belle route goudronnée nous conduit jusqu'à Al Awabi - après un cahot pareil, ça fait drôle de rouler dans une plaine sans aucune montagne en vue !
Resto : hors d'œuvre + riz biryani / poulet ( 2,50 € / pers) - quelques courses et "parking" du château pour un repos bien mérité...


Enfin pas tout à fait car lorsqu'on arrive il y a un problème électrique !
- La batterie n'est pas entièrement chargée, le réfrigérateur s'est arrêté, le compresseur d'air tourne par à coups, mais la pompe et les éclairages fonctionnent normalement...malgré ces symptômes bizarres, c'est simplement le fusible de 80 A de la batterie auxiliaire qui a cramé ! Pourquoi ?
Nous faisons une halte aux sources chaude de Nakhal , mais je me fais rapidement "virer" car la baignade est interdite de 7AM à 7PM ! J'étais tellement convaincu que c'était interdit la nuit que je n'ai pas capté !

Descente sur la plage, on se plante, on dégonfle et on bivouaque à un endroit un peu moins mou ! Nous sommes un peu dépité de voir les "Toys" (V8 - 380 cv) passer partout sans soucis.


Ce matin, au regonflage, le compresseur a chauffé et des fils d'alimentation ont fondu - j'ai pensé que le compresseur était mort, mais une fois refroidi, il a redémarré normalement - s'est-il bloqué parce qu'il était trop chaud !!! Dans un premier temps, j'ai mis un fusible plus faible (50 A au lieu du 100 car il ne consomme que 45 A) et je vais acheter un petit ventilateur 12 v qui fonctionnera en même temps que le compresseur.
Mutrah (proche de Mascate): arrêt au nouveau marché au poisson,





Petite promenade sur la Corniche, un coup d'œil au brule encens géant (moi j'ai le nain) et au "petit" yacht du Sultan....




un petit tour au souk et en route vers les plages du Sud.






Depuis que nous sommes entrés à Oman, on a bien constaté que par rapport à notre premier voyage il y a 9 ans, le béton avançait à toute allure ; nouvelles villas, nouveaux "Mall" et hypermarchés, nouveaux hôtels dans les montagnes - mais le pire c'est qu'ils commencent à bloquer l'accès à de jolies baies - fini les bivouacs à Yiti - pour y construire des complexes hôteliers ou des golfs TRUMP !!! Il vient emmerder le monde jusqu'ici ! Les gens d'ici disent "he is crazy".
Dimanche 14 décembre 2025 ciel bleu 28° 20° la nuit. Mer d'Oman à 26°
Ash Shaykh : petite baie tranquille avec quelques bateaux de pêcheurs - idéale pour le snorkeling : chirurgiens arabe et à queue jaune, balistes picasso, sergents major ......J'ai pu nager avec une tortue et rester de longues minutes au milieu d'un banc de milliers de maquereaux qui après s'être habitués à ma présence nageaient avec moi.



Nous avons ensuite dégusté les crevettes que nos voisins omanais ont cuisiné sur la plage. Ils nous ont même offert le whisky, mais ce n'est pas notre tasse de thé !



Toujours ces hautes montagnes qui nous obligent à faire pas mal de kilomètres pour continuer notre descente vers le Sud en suivant la côte.




Toujours mon problème électrique ; la charge s'arrête avant que la batterie lithium soit complètement rechargée - 165 Amp au lieu des 200 - et les voyants du Booster DC / DC me disent qu'elle est "full" !



Mardi 16 décembre 2025 ciel bleu puis quelques nuages 30° Vent violent
Rte 26 Wadi Al Arbiyyin autour de Dibab. Très beau circuit, pas compliqué, même si Claude dit sans arrêt : "des pentes pareilles, c'est pas possible" - "j'ai peur"...Nombreuses piscines où il fait bon se baigner.







Le gouffre de Bimah - Bimah Sink Hole, Ø 40 m, prof 20 m - est un immense effondrement calcaire dont les eaux bleu-vert invitent à la baignade. Cette piscine naturelle est surnommée Al Bayt al-Afrit "La Maison du Démon".


Bivouac salé sur la côte près de Fins. Le vent qui souffle en tempête lève d'énormes vagues et nous couvre d'embruns - d'ailleurs on fini par s'éloigner de la falaise, mais pas trop, car plus loin le vent lève une énorme poussière !


Depuis la falaise on observe les tortues malmenées par les vagues.



Nouvel hyper LuLu à l'entrée de Sur. Le rayon oeufs donne un aperçu du choix.


Sour (ou Sur) est une grande ville très attrayante avec sa corniche, ses forts, ses souks et ses magnifiques plages. Les 3 tours de guet marquent l'entrée de la lagune.

Pour rejoindre la baie et le quartier historique d'Ayjah, il suffit d'emprunter le magnifique pont suspendu qui enjambe la lagune....sauf que les "gros" véhicules (h>2,70 m) doivent faire tout le tour de la lagune, soit 12 km au lieu des 150 m !


Dans le port de Sour de nombreux boutres (dhows) sont amarrés le long de la longue digue décorée de peintures murales.


Les chantiers navals de Sour renommés depuis fort longtemps pour la construction de boutres (dhows) en bois sont en train de vivre leurs derniers instants - un seul est en cours de construction - et "l'Arche de Noé" semble bien mal en point !


Au moins, lorsque nous prenons le café à Sour, nous ne sommes pas dépaysé !



Nous continuons notre route vers le Sud en longeant la côte.


Quelques villages de pêcheurs jalonnent notre route - à part quelques dhow traditionnels, la plupart des pêcheurs utilisent des grandes barques blanches et bleues en polyester.


Les maisons sont souvent construites n'importe où sans route d'accès** ni eau courante. Dans le pays, des milliers de camions "ravitailleurs" tournent sans arrêt pour remplir les citernes posées sur les toits ! Dans les petites agglomérations, les commerces s'alignent le long de la nationale et il y a toujours : des Laundry (pressing), des Grocery shop (épicerie), un Barber shop, quelques Restaurants et une multitude de Coffee shop...sans oublier les 2 ou 3 mosquées !
** parfois de simples pistes tracées dans le sable, accessible uniquement en 4x4.


Entre Asilah et Shannah (port d'embarquement pour Masirah island), les bivouacs sont difficiles - beaucoup de sable et les seuls accès à la mer sont les quelques pistes que les camions frigos empruntent pour "ramasser" la pêche que les pêcheurs débarquent sur la plage - mais ces endroits sont sales et bruyants !


Vendredi 19 décembre 2025 ciel bleu avec passages nuageux 29°
Bon anniversaire à notre fille Sandrine.
Nous rejoignons Hiji puis le "village" de Filim qui se trouve au milieu d'une zone côtière peu profonde - pas grand chose à voir, mais à quelques kilomètres, le village de pêcheurs désaffecté d'Al Ghadhin avec ses maisons en "barasti" (feuilles de palmier) donne une idée de l'habitat traditionnel typique de la région.


Quelques chameaux déambulent à la recherche d'une maigre pitance....




...dont certains très affectueux !!!


Ce matin, 13°, ciel bleu, vent soutenu. (27° dans la journée, mer à 23°)
En remontant par la piste, nous pensions trouver une piste pour rejoindre le désert de Barr Al Hikman, mais nous ne trouvons pas de jonction ; nous remontons donc jusqu'à Hiji où nous faisons quelques courses au supermarché et puisque nous sommes la nous décidons descendre jusqu'à Al Khaluf et les "Sugar Dunes"- le désert attendra !


Ce matin, c'est la fête, les enfants - qu'on ne voit jamais normalement - portent l'habit traditionnel et se tartinent la figure avec des spray de crème à raser !



GIuliana, notre amie italienne vient de nous appeler, elle voudrait bien qu'on la rejoigne à Nizwa (Oman) pour le réveillon, mais lorsque nous aurons passé quelques jour sur l'ile de Masirah, il sera temps pour nous de quitter le pays !
Au large du grand port de pêche d'Al Khaluf, une centaines de barques et des dizaines de Dhows illuminés pêchent au large.


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Nous prenons la piste (Rte 36) des "Sugar Dunes", mais le vent qui souffle en rafales lève une tempête de sable - demi tour.


Retour sur la plage Sud d'Al Khaluf près des grottes.




Au secours nous sommes envahis !!! En fait il s'agit d'un voyage organisé "Sea Bridge" qui réunit 14 équipages (Suisses & Allemands) avec une majorité de Sprinter 4x4. Ils vont faire à peu près le même voyage que nous....la liberté en moins.



Au moment de quitter le bivouac, nous constatons que les satellites ne se chargent pas sur OsmAnd, donc pas de guidage ! On utilise momentanément Waze - merci à l'internet illimité - mais dans le désert il n'y aura probablement plus de connexion !
Quelques kilomètres à l'Est d'Hiji, nous trouvons la piste qui se dirige plein Sud afin de nous enfoncer dans la péninsule de Barr Al Hikman - ouf, entre temps, les satellites sont revenus ! Depuis une trentaine de kilomètres, nous suivons une piste très roulante qui traverse quelques sebkhas, mais petit à petit des traces partent dans tous les sens !


Nous n'avons pas du suivre la bonne piste car nous "partons" trop à l'Est, mais pas question de couper court ; les plaines de sebkhas sont recouvertes d'une croûte de sel séché posé sur du sable humide - si elle venait à se briser, c'est l'embourbement (et l'emmerdement) assuré !


Après 60 km et un large virage à droite, nous arrivons enfin sur la plage. Barr al Hikman est le plus long banc de sable naturel du Moyen-Orient. Avec ses plages de sable blanc baignées par les eaux bleu turquoise de la mer d'Arabie, cette partie du littoral est surnommé "les Maldives d'Oman".





Rien à faire, juste contempler les eaux calmes et claires de la mer et du lagon depuis l'étroite langue de sable blanc qui les séparent.







Lundi 22 décembre 2025 ciel bleu, vent fou, 28° 18° la nuit
Nous pensions rester une journée de plus, mais le vent fou fait tourbillonner le sable très fin et nous oblige à laisser les portes fermées - nous prenons donc le chemin du retour, en ligne droite cette fois - 40 km au lieu des 60 à l'aller !


Après avoir traversé un lac salé, nous arrivons à Shannah dans le but d'embarquer pour l'ile de Masirah. Malgré la trentaine de voitures qui attendent - trop de vent, trop de mer - les ferries ne partiront pas aujourd'hui !
Ce matin, le vent a faiblit, à 7h, nous sommes au port - quelques ferries sont déjà partis - à 7h30 notre ferry, plein à raz bord largue les amarres. Deux heures de traversée agitée durant lesquelles les véhicules prennent des paquets de mer !


Nous allons directement au cimetière - pas pour y enterrer notre Sprinter - pour y faire le plein d'eau (repéré en 2017) et rincer le pare brise et le radiateur - déjà bien abimé par le sel.



Nous retournons à nos spots favoris - sable fin, coraux et poissons colorés - mais le vent qui à repris vigueur rend la plongée difficile....pas la lessive !!!


Un oiseau en veut à mon rétroviseur - il vient sans arrêt donner des coups de becs dans le miroir, il va finir par le marquer ! Il doit croire qu'il a un ennemi qui lui ressemble !!! J'ai beau le chasser, il revient sans arrêt....Lorsque la nuit arrive, il semble nous "oublier", mais le matin de bonne heure, c'est les tac tac du bec qui nous réveillent - à la fin c'est nous qui partons !




Soirée du réveillon à l'autre bout de l'ile (60 km) sur Bu Rassas Beach. Bel endroit pour le snorkeling - quelques jolis poissons - mais comme dit Claude, sans internet on ne va pas pouvoir rester !!!





Moi, ça ne me gène pas trop; il me faut juste quelques jours tranquilles pour mettre en page le reportage du voyage que nous faisons chaque année avec nos 2 filles et nos 4 petits enfants. (Cette année, montgolfière en Cappadoce, entre 40 et 50 pages A5).


Matinée à Al Kalban Beach, snorkeling, mais profondeur trop faible et rochers coupants - même en ayant attendu la marée haute - vu une raie pastenague, des balistes et pas mal de crabes. Mais toujours pas d'internet et on voudrait bien voir les cadeaux du père Noel !!!




Encore un beau coucher de soleil



Jeudi 25 décembre 2025 ciel bleu, le vent est tombé 26° 20° la nuit
On file à Masira Beach, mais avant d'installer le bivouac, il faut faire un peu de "ménage" - partout où les pêcheurs débarquent le poisson, c'est comme ça ! Mais au moins, ici il y a Internet et les wc sur la plage et le pêcheur du coin nous amène le poisson - cuit tant qu'à faire - et les dattes !





Grace à la connexion retrouvée, les enfants nous montrent les cadeaux du "père Noel".
Samedi 27 décembre 2025 28° 20° la nuit, mer calme
On quitte Masirah island, gros bordel pour embarquer, Claude doit faire la "police" pour que je puisse embarquer.
Sur le port de pêche de Shannah, on achète un riz poulet biriani chez les indiens.


Nous allons un peu plus loin pour manger, car le port de pêche est vraiment dégueulasse et ça pue !!!


Les nombreux MAN Kat - certes un peu pourris - servent à pousser les bateaux pour les mettre à l'eau et à les tirer pour les ressortir.


Nous prenons la route de Nizwa (350 km).


Bivouac dans la savane "africaine"

Non mais, ils ne savent pas lire ceux la !!!!



Lundi 29 décembre 2025 ciel bleu, quelques nuages passagers 27° 16° la nuit Alt 450 m
Camping de Nizwa où nous retrouvons Giuliana (82 ans). Une sacrée rouleuse - Bien qu'elle soit partie bien après nous et n'ai pas encore visité Oman, elle a déjà atteint les 17 000 km (2,5 mois) alors que nous venons péniblement de franchir les 10 000 km (3 mois). Comme elle dit ;"il fallait que je m'arrête un peu pour me reposer" !


Pendant que nous sommes dans cette grande ville, j'en profite pour faire laver le Sprinter - bien salé depuis la traversée en ferry - ainsi que pour faire polisher mes phares qui commencent à jaunir et tout ça pour un prix bien modeste !



Ici tous les artisans sont regroupé dans la même zone : garages mécanique, électriques, carrossiers, laveurs, spécialistes ponts, boites, turbos et pièces détachées etc. Si vous n'êtes pas dans le bon quartier impossible de faire quoi que ce soit - heureusement que le patron du camping nous donne un bon coup de main !
Pour nous rejoindre le parking extérieur aux vieux quartiers de Nizwa, Claude me fait prendre des raccourcis - j'aurais du me méfier - les rues deviennent de plus en plus étroites avec des virages à angle droit - ça ne croise nulle part - jusqu'à arriver devant un sens interdit et un porche où ça ne passe pas - manœuvre serrée, demi tour, les voitures qui arrivent en face sont obligées de s'enfiler provisoirement dans des cours ou des allées - moi je suis trop gros - personne ne manifeste et on fini par sortir des vieux quartiers (juste le rétro un peu rayé) - et on rejoint le parking par la nationale 4 voies !!!!


Le souk



Plein de 4x4 de location sur le parking et des centaines de visiteurs dans le fort de Nizwa, (XVIIe siècle); probablement à cause des vacances scolaires....





Comme nous allons bientôt quitter Oman, je télécharge un VPN afin de pouvoir appeler en whatsapp "vocal" lorsque nous serons en Arabie Saoudite ! J'appelle aussi Alain et Françoise Morel (nos amis de Nîmes) qui sont déjà en Arabie avec leur Sprinter et qui aimeraient bien qu'on fasse quelques pistes ensemble.
Après avoir refait le plein diesel et d'eau à la mosquée, acheté notre "riz biriani mouton" (5,50 €) en "take away" nous prenons la route pour la frontière Arabique - 270 km de bonne route, mais avec un vent violent qui lève une tempête de sable, on ne sait plus trop où est la chaussée !!!





Kilométrage depuis le départ : 10300 km
Pays toujours aussi agréable à visiter, climat idéal en hiver. Mer, montagne, désert, rando, baignade, il y en a pour tout les gouts. Population accueillante, bivouacs faciles et surtout partout, supermarchés (très) bien achalandés partout. Prix faibles dans les petits restos, prix modéré (moitié/France), courses, visites, diesel et toutes les routes gratuites !
Sortie Oman, entrée Arabie, voir "page pratique Moyen Orient.
Jeudi 1er janvier 2026 ciel bleu 27° 8° la nuit
Passage des frontières sans problème (voir "page pratique Moyen Orient").

Le quart vide (l'empty quarter) est le quart Sud Est de l'Arabie qui est vide ! 1035 km jusqu'à la première ville ; Riyad. 516 km jusqu'à la première intersection !!!!



Le vent est tombé pendant la nuit, quelle chance - la traversée du "quart vide" aurait été une horreur alors que par beau temps c'est absolument merveilleux. Plus de 700 km de pur bonheur, des dunes de toute beauté** que la route escalade parfois jusqu'à leur sommet pour redescendre rapidement dans les gassis ou les sebkhas, 200 m plus bas. ** Les premiers 400 km sont les plus interressants - ensuite le désert devient plus plat.


Pour avoir voyagé au Sahara algérien, dans le Ténéré nigérien ou dans les déserts libyens ou égyptiens, jamais nous n'avons circulé sur une telle distance - et avec telle facilité - au milieu de ci belles dunes.

Des pylônes tous les 10 km qui nous permettent de rester connecté sur la totalité du parcours !



Lorsque le sable recouvre la route, les bulldozers entrent en action.



Et des bulldozers ils y en a des dizaines aussi bien pour nettoyer la route que pour réaliser divers travaux. Et puis lorsqu'il y a trop de dunes qui envahissent la route, ils l'abandonnent - comme celle qu'on suit sur plusieurs centaines de kilomètres - et il en ouvrent une nouvelle juste à côté ! En fait, les dunes ne bougent pas tant que ça - cette route abandonnée depuis plusieurs années n'est recouverte que très partiellement.



Avec les fortes pluies de mi décembre vers le Qatar et les Emirats les sebkhas se sont transformées en lacs salés.



Dimanche 4 janvier 2026 ciel bleu 27° 16° la nuit
Bivouac sur la plage de Salwa - comme à l'aller. Ce matin au réveil le soleil est voilé, dans le désert, la tempête fait rage - conduite difficile, le vent nous fait faire des embardées et la visibilité est presque nulle, on distingue juste quelques troupeaux de chameaux égarés au milieu des dunes et les bulldozers qui "nettoient" la route.


Après 260 km de désert et de poussière, nous arrivons au pied d'une formation rocheuse appelée Judah's thumb - le pouce de Judah (en référence à la ville toute proche); Bivouac rafraichissant : 5°.
![]()
350 km d'autoroute et des files de camions interminables et nous voilà à Riyadh.

Un petit tour chez Mc Do pour manger des bonnes frites - y en a marre du riz biriani / poulet - il nous reste 20 km de piste "tôlée" et nous voilà arrivés à 1100 m d'altitude à "The Edge of the World". Ces pitons rocheux offrent une vue panoramique sur la falaise de Tawaiq et sur la plaine 300 m plus bas. En fin de journée, des dizaines de Toyota déversent leurs clients qui viennent admirer le coucher de soleil.

Coucou, c'est moi ......




Mardi 6 janvier 2026 ciel bleu, 22°
Ce matin, grosse galère pour sortir de Riyadh à cause de Diriyah. Diriyah, ville historique à la périphérie de Riyad, berceau du premier État saoudien et site UNESCO est en pleine rénovation et agrandissement - sont en chantier les hôtels et restaurants les plus luxueux au monde dans le style architectural traditionnel Najd, ainsi que des réserves naturelles et des sites culturels. Un chantier qui couvre 11 km² et perturbe la circulation.


Plein sud par la petite Rn 5395 et des paysages à la "Monument Valley", sauf qu'ici ils sont libre d'accès !.


On croise Françoise et Alain Morel, nos amis de Nîmes qui remontent vers le nord pour "chercher" des gravures. Après avoir pris rendez-vous pour demain, nous continuons vers le sud en direction de Makhrouq Arch. Des saoudiens en profite pour s'arrêter et me demandent que je les prennent en photo ....pourquoi pas !!!


Alors que nous sommes au pied de l'arche, des rangers qui passent par là nous invitent à les suivre, prétextant qu'ils connaissent un endroit qui nous rapprocherait du sommet ! En fait nous gravissons un pierrier - non mais, ils croient qu'on a un Toyota - (eux sont restés sur la piste) et l'endroit nous éloigne plutôt de l'arche ! Lorsque nous quittons notre stationnement, nous ne retrouvons pas exactement le "passage" et le retour est un peu scabreux !!!



Encore une demi heure de grimpette et nous voila au pied de la falaise au bout de laquelle se trouve Makhrouq Arch.







Comme prévu, nous retrouvons Françoise et Alain et continuons notre descente vers le sud par des pistes ou des petites routes.....pas si facile, car ils ont tendance à tout passer en 2x2 voies même lorsqu'il n'y a pratiquement pas de circulation !
Encore des chameaux affectueux, qui voudraient bien partager notre repas - nous on veut bien, mais ils finissent par être un peu nombreux !!!


Toujours un ciel d'un bleu profond, mais ce matin le thermomètre est descendu à 6°. Après plus de 100 km de "reg" absolument plat, nous traversons une belle zone dunaire puis attaquons la montagne.

Station service Art Déco des années 60 !


Quelques kilomètres de piste pour aller jusqu'à Al Hadatr canyon - peu d'eau à cette période, juste une guelta que malgré nos efforts nous n'arriverons pas à atteindre - trop de grosses dalles encombrent le canyon !





Vendredi 9 janvier 2026 ciel bleu, 24° nuit 10°
Bivouac dans le désert, pas compliqué, il n'y a que ça !

Nombreuses cultures de céréales et de foin pour les chameaux irriguées en cercles.


Les éleveurs de chameaux ont troqué la khaïma pour des immenses caravanes. Les camions citerne, toujours présents, servent aussi bien à abreuver les bêtes qu'à tracter les mobile homes lors des migrations.


Un intrus - Suisse - s'est glissé dans notre bivouac Sprinters .........Nous ne sommes pas chauvins, mais quand même !!!! Après le sable, séance regonflage.


Du samedi 10 au lundi 12 janvier 2026 ciel bleu, beaucoup de vent 24° de 10 à 15° la nuit
Spécial Dakar, autour de Wadi Ad Dawasir, (WaD) toujours en compagnie de Françoise et Alain Morel.


Nous allons bivouaquer à l'arrivée de la spéciale (point donné par l'organisation) qui conduit les coureurs de Riyad à WaD - dommage, le terrain est plat et roulant, ce qui rend le spot inintéressant ! Après un passage au bivouac du Dakar, nous rejoignons l'arrivée de la boucle ( 770 km) autour de WaD - le site est magnifique, mais le vent qui souffle en rafales réduit la visibilité.




Les visiteurs, qu'ils soient Qataris, Emiratis ou Saoudiens veulent tous nous offrir des bouteilles d'eau, du café (thermos), des sachets de dattes, des gâteaux secs ou des desserts - on a beau leurs dire qu'on a tout ce qu'il faut - surtout assez d'emballages plastique - nous sommes souvent obligé d'accepter pour ne pas les vexer !!! Comme ils sont sympas, ils nous propose même de nous transporter lorsque nous voulons changer de point de vue.






Avant de quitter ce superbe endroit, nous roulons au gré des traces laissées par les nombreux éleveurs de chameaux qui "nomadisent" dans cette région.




Mardi 13 janvier 2026 ciel bleu avec quelques nuages, 24°, 18° la nuit
Aujourd'hui, nos routes se séparent, alors que nous roulons vers l'ouest, les Morel descendent vers Narjan. 300 km de bonne route nous conduisent à Al Waba Crater - ce cratère circulaire mesure 3 km de diamètre et 350 m de profondeur. Le fond qui est tapissé de phosphate de sodium blanc tranche avec le noir de la roche basaltique.

Demain, rando


Ce
voyage prévu sur 5 ou 6 mois devrait nous permettre
de REvisiter : 






