MOYEN ORIENT 2

 

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Ce voyage prévu sur 5 ou 6 mois devrait nous permettre de REvisiter :

 

 

- Oman

 

 

- L'Arabie Saoudite...

 

 

- Koweït

 

 

- Irak

 

 

- Turquie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

OMAN

 

Vendredi 5 décembre 2025 ciel brumeux jusqu'à l'après midi  26° et  17° la nuit

 

Nous quittons notre bivouac du Wathba Lake des Emirats vers 8h30, mais entre le plein de GO, le lavage du sprinter, les formalités douanières et le pique nique, la journée est déjà bien avancée. A peine arrivons nous à Oman que les montagnes apparaissent - nous roulons une centaine de kilomètres en direction d'Idri et nous posons en plein désert à quelques centaines mètres de la nationale.

 

 

Samedi 6 décembre 2025 ciel bleu

En arrivant à Idri, nous avons fait toutes les corvées : les courses à l'hyper LuLu, retiré des espèces dans un ATM (les petits commerces ne prennent pas forcément la CB), fait le plein de GO et d'eau (aux toilettes de la station) et donné notre linge à laver dans une "Laundry" (c'est pas trop tôt !!) - mais à cause du linge nous sommes bloqués jusqu'à demain midi !  Nous décidons d'aller visiter la forteresse, mais elle est fermée pour travaux.

 

 

Tant pis, le vaste parking nous servira de bivouac. Malgré la chaleur écrasante, nous faisons un petit tour au milieu des ruines de l'ancienne cité. D'ailleurs, depuis midi il n'y a plus personne dans les rues !

 

 

Afin de sillonner les pistes des Djebels ou Jabal (montagnes) - dont le Djebel Sham qui culmine à près de 3000 m - nous utiliserons le guide "Oman off road". Pas de doute, on ne va pas tarder à attaquer la montagne !

 

 

Nous faisons une étape à Al Ayn où des tombes en ruche s'alignent le long d'une crête de pierre rouge juste devant le djebel Misht. On ne sait pas grand chose sur ces sépultures, sino qu'elles furent bâties entre 2000 & 3000 ans av.J.-C.

Je crois que j'ai déjà un pied dans la tombe - ça ne m'étonne pas trop, vu l'âge que j'ai !!!!

A part un peu d'élevage - chameaux et chèvres -  peu d'activité dans la région et pourtant les maisons ressemblent plus à des petits châteaux qu'à des cabanes de berger, il est possible que le pétrole y est pour quelque chose !

En route pour le wadi Damm (rte 4).... On pensait pouvoir se baigner au dessus du barrage (Dam), mais outre que c'est interdit (eau potable pour le village), il n'ya que quelques "gueltas" d'eau croupie !

Lundi 8 décembre 2025 ciel bleu 26°,  8° la nuit à 2000 m

Nous empruntons un raccourci vertigineux qui nous conduit directement au Jabal Shams (rte 5), le point culminant d'Oman ( 3009 m). 

Les gorges vertigineuses du Wadi Ghul qui le borde sont si abruptes qu'on l'appelle localement le Gand Canyon d'Arabie.

La Balcony walk demande un peu de sang froid à cause des 1000 m d'à-pic. Les 4 km de l'étroit sentier qui oscille entre 1900 m et 1700 m est tracé au bord de la falaise.  

Après 1h30 de marche, le sentier se termine au petit "village de Sap Bani Khamis"  abandonné il y a une quarantaine d'années. Construit dans la falaise à l'abri d'un surplomb le village a abrité 15 familles durant de nombreuses années !!!!
A quelques dizaines de mètres du village, au sommet d'une paroi verticale, d'incroyables cultures en terrasses sont suspendues au dessus du vide. Sur cette terre fertile, les villageois produisaient des pastèques, des piments, des oignons et récoltaient les olives pour faire de l'huile. Une retenue d'eau alimentait un moulin à farine qui permettait de faire des galettes avec le blé qui poussait dans les fermes voisines.
Les bois d'oliviers, d'acacias et de juniper permettaient de construire les toitures, tandis que les troupeaux de chèvres fournissaient le lait, la viande, la laine, le cuir et la graisse pour l'éclairage.
 

Tout en bas, le village abandonné de Ghul, s' étage sur une petite crête à l'entrée du canyon.

Al Hoota cave est une grotte découverte en 1960, mais qui n'a été aménagée et ouverte au public qu'en 2006. Elle mesure 5 km de long, mais seulement 500 m sont ouvert au public, le reste étant partiellement immergé.

En sortant de la grotte, la montagne qui nous fait face nous rappelle l'Assekrem en Algérie.

Nous empruntons la piste de Wadi Bani awf (rte 17) qui commence près des grottes, traverse les monts El Hajar Al Gharbi et redescend vers Al Batinah Plain et la mer d'Oman. Sur une bonne vingtaine de kilomètres, une belle route asphaltée en lacets nous monte à 2000 m d'altitude, jusqu'au village de Sharaf Al Alamayn. A partir de là, 4x4 obligatoire avec vitesses courtes car il faut redescendre jusqu'à l'entrée du Snake Canyon, 1150 m plus bas. Treize kilomètres de piste à flanc de montagne avec des parties éboulées et des lacets abrupts.
Avant d'attaquer certains tronçons très pentus, nous vérifions qu'aucune voiture n'arrive en sens inverse.....dans les fortes descentes on est déjà à la limite du décrochage et on ne pourrait de toutes façons pas s'arrêter, pas plus que ceux qui montent ne pourraient repartir.

Rencontre inopinée avec "BYC tour" (Brigitte & Yvan Cassini) - on savait qu'ils étaient dans le coin. Ils arrivent d'Afrique via Salalah (Oman).

Jeudi 11 décembre 2025  ciel bleu, 28°

 

Nous et le petit lapin te souhaitons un joyeux anniversaire. Elsa,12 ans déjà !

 

 

Après une descente vertigineuse nous arrivons à l'entrée du "Snake Canyon" (les gorges du serpent), une gorge étroite et profonde de 3 km qui se tortille comme ..........un serpent. Après 300 m de marche, des rochers  bloquent le passage, impossible d'aller plus loin sans matériel. Temps sec (pas comme en 2017), on bivouaque dans le lit du wadi.


On reprend la piste avec des sections très pentues - en 1ère courte, il faut encore freiner "légèrement" pour ne pas que le Sprinter décroche (du fait que nos courtes sont plus longues que sur les 4x4 classiques) - Claude dit " ils sont complètement timbrés de tracer des pistes pareilles".  

Un peu déçus de ne pas avoir pu progresser dans le canyon, nous reprenons la rando côté sortie du Snake Canyon. Si la progression est assez compliquée à cause de gros blocs qui obstruent le canyon, avec un peu d'acharnement on peut progresser jusqu'à une "piscine" à partir de laquelle il faudrait continuer avec de l'eau jusqu'à la poitrine ! STOP.

Quelques kilomètres plus loin, nouvelle rando à Little Snake Canyon. Progression compliquée à cause des gros rochers - heureusement, des cairns qui marquent le passage aux endroits les plus compliqués. j'arrive enfin vers une longue "piscine" qui barre le passage - Je progresserais bien encore quelques centaines de mètres à la nage - histoire de se rafraichir - mais Claude qui a décroché depuis un moment risque de trouver le temps long !

A la sortie du Wadi Bani awf, une belle route goudronnée nous conduit jusqu'à Al Awabi - après un cahot pareil, ça fait drôle de rouler dans une plaine sans aucune montagne en vue !

Resto : hors d'œuvre + riz biryani / poulet ( 2,50 € / pers) - quelques courses et "parking" du château pour un repos bien mérité...

Enfin pas tout à fait car lorsqu'on arrive il y a un problème électrique !

- La batterie n'est pas entièrement chargée, le réfrigérateur s'est arrêté, le compresseur d'air tourne par à coups, mais la pompe et les éclairages fonctionnent normalement...malgré ces symptômes bizarres, c'est simplement le fusible de 80 A de la batterie auxiliaire qui a cramé !  Pourquoi ?

Nous faisons une halte aux sources chaude de Nakhal , mais je me fais rapidement "virer" car la baignade est interdite de 7AM à 7PM ! J'étais tellement convaincu que c'était interdit la nuit que je n'ai pas capté !

Descente sur la plage, on se plante, on dégonfle et on bivouaque à un endroit un peu moins mou ! Nous sommes un peu dépité de voir les "Toys" (V8 - 380 cv) passer partout sans soucis sans dégonfler !.

Ce matin, au regonflage, le compresseur a chauffé et des fils d'alimentation ont fondu - j'ai pensé que le compresseur était mort, mais une fois refroidi, il a redémarré normalement - s'est-il bloqué parce qu'il était trop chaud !!! Dans un premier temps, j'ai mis un fusible plus faible (50 A au lieu du 100 car il ne consomme que  45 A) et je vais acheter un petit ventilateur 12 v qui fonctionnera en même temps que le compresseur. (NB, depuis, j'ai acheté un nouveau compresseur 4 cylindres)

Mutrah (proche de Mascate): arrêt au nouveau marché au poisson,

Petite promenade sur la Corniche, un coup d'œil au brule encens géant (moi j'ai le nain) et au "petit" yacht du Sultan....

un petit tour au souk et en route vers les plages du Sud.

 

Depuis que nous sommes entrés à Oman, on a bien constaté que par rapport à notre premier voyage il y a 9 ans, le béton avançait à toute allure ; nouvelles villas, nouveaux "Mall" et hypermarchés, nouveaux hôtels dans les montagnes - mais le pire c'est qu'ils commencent à bloquer l'accès à de jolies baies - fini les bivouacs à Yiti - pour y construire des complexes hôteliers ou des golfs TRUMP !!! Il vient  emmerder le monde jusqu'ici ! Les gens d'ici disent "he is crazy".

 

Dimanche 14 décembre 2025 ciel bleu 28°  20° la nuit. Mer d'Oman à 26°

Ash Shaykh : petite baie tranquille avec quelques bateaux de pêcheurs - idéale pour le snorkeling : chirurgiens arabe et à queue jaune, balistes picasso, sergents major ......J'ai pu nager avec une tortue  et rester de longues minutes au milieu d'un banc de milliers de maquereaux qui après s'être habitués à ma présence nageaient avec moi. 

Nous avons ensuite dégusté les crevettes que nos voisins omanais ont cuisiné sur la plage. Ils nous ont même offert le whisky, mais ce n'est pas notre tasse de thé !

Toujours ces hautes montagnes qui nous obligent à faire pas mal de kilomètres pour continuer notre descente vers le Sud en suivant la côte.

Toujours mon problème électrique ; la charge s'arrête avant que la batterie lithium soit complètement rechargée - 165 Amp au lieu des 200 - et les voyants du Booster DC / DC me disent qu'elle est "full" !

Mardi 16 décembre 2025  ciel bleu puis quelques nuages  30° Vent violent

Rte 26 Wadi Al Arbiyyin autour de Dibab. Très beau circuit, pas compliqué, même si Claude dit sans arrêt : "des pentes pareilles, c'est pas possible" - "j'ai peur"...Nombreuses piscines où il fait bon se baigner.

Le gouffre de Bimah - Bimah Sink Hole, Ø 40 m, prof 20 m - est un immense effondrement calcaire dont les eaux bleu-vert invitent à la baignade. Cette piscine naturelle est surnommée Al Bayt al-Afrit "La Maison du Démon".

Bivouac salé sur la côte près de Fins. Le vent qui souffle en tempête lève d'énormes vagues et nous couvre d'embruns - d'ailleurs on fini par s'éloigner de la falaise, mais pas trop, car plus loin le vent lève une énorme poussière !

Depuis la falaise on observe les tortues malmenées par les vagues.

Nouvel hyper LuLu à l'entrée de Sur. Le rayon oeufs  donne un aperçu du choix.

Sour (ou Sur) est une grande ville très attrayante avec sa corniche, ses forts, ses souks et ses magnifiques plages. Les 3 tours de guet marquent l'entrée de la lagune.

Pour rejoindre la baie et le quartier historique d'Ayjah, il suffit d'emprunter le magnifique pont suspendu qui enjambe la lagune....sauf que les "gros" véhicules (h>2,70 m) doivent faire tout le tour de la lagune, soit 12 km au lieu des 150 m !

Dans le port de Sour de nombreux boutres (dhows) sont amarrés le long de la longue digue décorée de peintures murales.

Les chantiers navals de Sour renommés depuis fort longtemps pour la construction de boutres (dhows) en bois sont en train de vivre leurs derniers instants - un seul est en cours de construction - et "l'Arche de Noé" semble bien mal en point !

Au moins, lorsque nous prenons le café à Sour, nous ne sommes pas dépaysé !

Nous continuons notre route vers le Sud en longeant la côte.

Quelques villages de pêcheurs jalonnent notre route - à part quelques dhow traditionnels, la plupart des pêcheurs utilisent des grandes barques blanches et bleues en polyester.

Les maisons sont souvent construites n'importe où sans route d'accès** ni eau courante. Dans le pays, des milliers de camions "ravitailleurs" tournent sans arrêt pour remplir les citernes posées sur les toits ! Dans les petites agglomérations, les commerces s'alignent le long de la nationale et il y a toujours : des Laundry (pressing), des Grocery shop (épicerie), un Barber shop, quelques Restaurants et une multitude de Coffee shop...sans oublier les 2 ou 3 mosquées !

** parfois de simples pistes tracées dans le sable, accessible uniquement en 4x4.

Entre Asilah et Shannah (port d'embarquement pour Masirah island), les bivouacs sont difficiles - beaucoup de sable et les seuls accès à la mer sont les quelques pistes que les camions frigos empruntent pour "ramasser" la pêche que les pêcheurs débarquent sur la plage - mais ces endroits sont sales et bruyants !

Vendredi 19 décembre 2025  ciel bleu avec passages nuageux   29° 

Bon anniversaire à notre fille Sandrine.

Nous rejoignons Hiji puis le "village" de Filim qui se trouve au milieu d'une zone côtière peu profonde - pas grand chose à voir, mais à quelques kilomètres, le village de pêcheurs désaffecté d'Al Ghadhin avec ses maisons en "barasti" (feuilles de palmier) donne une idée de l'habitat traditionnel typique de la région.

Quelques chameaux déambulent à la recherche d'une maigre pitance....

...dont certains très affectueux !!!

Ce matin, 13°, ciel bleu, vent soutenu. (27° dans la journée, mer à 23°)

En remontant par la piste, nous pensions trouver une piste pour rejoindre  le désert de Barr Al Hikman, mais nous ne trouvons pas de jonction ; nous remontons donc jusqu'à Hiji où nous faisons quelques courses au supermarché et puisque nous sommes la nous décidons descendre jusqu'à Al Khaluf et les "Sugar Dunes"- le désert attendra !

Ce matin, c'est la fête, les enfants - qu'on ne voit jamais normalement - portent l'habit traditionnel et se tartinent la figure avec des spray de crème à raser !

GIuliana, notre amie italienne vient de nous appeler, elle voudrait bien qu'on la rejoigne à Nizwa (Oman) pour le réveillon, mais  lorsque nous aurons passé quelques jour sur l'ile de Masirah, il sera temps pour nous de quitter le pays !

Au large du grand port de pêche d'Al Khaluf, une centaines de barques et des dizaines de Dhows illuminés pêchent au large.

Nous prenons la piste (Rte 36) des "Sugar Dunes", mais le vent qui souffle en rafales lève une tempête de sable - demi tour.

Retour sur la plage Sud d'Al Khaluf près des grottes.

Au secours nous sommes envahis !!!  En fait il s'agit  d'un voyage organisé "Sea Bridge" qui réunit 14 équipages (Suisses & Allemands) avec une majorité de Sprinter 4x4. Ils vont faire à peu près le même voyage que nous....la liberté en moins.

Au moment de quitter le bivouac, nous constatons que les satellites ne se chargent pas sur OsmAnd, donc pas de guidage ! On utilise momentanément Waze - merci à l'internet illimité - mais dans le désert il n'y aura probablement plus de connexion !

Quelques kilomètres à l'Est d'Hiji, nous trouvons la piste qui se dirige plein Sud afin de nous enfoncer dans la péninsule de Barr Al Hikman - ouf, entre temps, les satellites sont revenus ! Depuis une trentaine de kilomètres, nous suivons une piste très roulante qui traverse quelques sebkhas, mais petit à petit des traces partent dans tous les sens !

Nous n'avons pas du suivre la bonne piste car nous "partons" trop à l'Est, mais pas question de couper court ;  les plaines de sebkhas sont recouvertes d'une croûte de sel séché posé sur du sable humide - si elle venait à se briser, c'est l'embourbement (et l'emmerdement) assuré !

Après 60 km et un large virage à droite, nous arrivons enfin sur la plage. Barr al Hikman est le plus long banc de sable naturel du Moyen-Orient. Avec ses plages de sable blanc baignées par les eaux bleu turquoise de la mer d'Arabie, cette partie du littoral est surnommé "les Maldives d'Oman". 

Rien à faire, juste contempler les eaux calmes et claires de la mer et du lagon depuis l'étroite langue de sable blanc qui les séparent.

Lundi 22 décembre 2025  ciel bleu, vent fou, 28°  18° la nuit

Nous pensions rester une journée de plus, mais le vent fou fait tourbillonner le sable très fin et nous oblige à laisser les portes fermées - nous prenons donc le chemin du retour, en ligne droite cette fois - 40 km au lieu des 60 à l'aller !

Après avoir traversé un lac salé, nous arrivons à Shannah dans le but d'embarquer pour l'ile de Masirah. Malgré la trentaine de voitures qui attendent - trop de vent, trop de mer - les ferries ne partiront pas aujourd'hui !

Ce matin, le vent a faiblit, à 7h, nous sommes au port - quelques ferries sont déjà partis - à 7h30 notre ferry, plein à raz bord largue les amarres. Deux heures de traversée agitée durant lesquelles les véhicules prennent des paquets de mer ! 

Nous allons directement au cimetière - pas pour y enterrer notre Sprinter - pour y faire le plein d'eau (repéré en 2017) et rincer le pare brise et le radiateur - déjà bien abimé par le sel.

Nous retournons à nos spots favoris - sable fin, coraux et poissons colorés - mais le vent qui à repris vigueur rend la plongée difficile....pas la lessive !!!

Un oiseau en veut à mon rétroviseur - il vient sans arrêt donner des coups de becs dans le miroir, il va finir par le marquer ! Il doit croire qu'il a un ennemi qui lui ressemble !!! J'ai beau le chasser, il revient sans arrêt....Lorsque la nuit arrive, il semble nous "oublier", mais le matin de bonne heure, c'est les tac tac du bec qui nous réveillent - à la fin c'est nous qui partons !

Soirée du réveillon à l'autre bout de l'ile (60 km) sur Bu Rassas Beach. Bel endroit pour le snorkeling - quelques jolis poissons - mais comme dit Claude, sans internet on ne va pas pouvoir rester !!!

Moi, ça ne me gène pas trop; il me faut juste quelques jours tranquilles pour mettre en page le reportage du voyage que nous faisons chaque année avec nos 2 filles et nos 4 petits enfants. (Cette année, montgolfière en Cappadoce, entre 40 et 50 pages A5)

Matinée à Al Kalban Beach, snorkeling, mais profondeur trop faible et rochers coupants - même en ayant attendu la marée haute -  vu une raie pastenague, des balistes et pas mal de crabes. Mais toujours pas d'internet et on voudrait bien voir les cadeaux du père Noel !!!

Encore un beau coucher de soleil

Jeudi 25 décembre 2025 ciel bleu, le vent est tombé  26°  20° la nuit

On file à Masira Beach, mais avant d'installer le bivouac, il faut faire un peu de "ménage" - partout où les pêcheurs débarquent le poisson, c'est comme ça ! Mais au moins, ici il y a Internet et les wc sur la plage  et le pêcheur du coin nous amène le poisson - cuit tant qu'à faire - et les dattes !

Grace à la connexion retrouvée, les enfants nous montrent les cadeaux du "père Noel".

Samedi 27 décembre 2025  28°  20° la nuit, mer calme

On quitte Masirah island, gros bordel pour embarquer, Claude doit faire la "police" pour que je puisse embarquer.

Sur le port de pêche de Shannah, on achète un riz poulet biriani chez les indiens.

Nous allons un peu plus loin pour manger, car le port de pêche est vraiment dégueulasse et ça pue !!!

Les nombreux MAN Kat - certes un peu pourris - servent à pousser les bateaux pour les mettre à l'eau et à les tirer pour les ressortir.

Nous prenons la route de Nizwa (350 km).

Bivouac  dans la savane "africaine"

Non mais, ils ne savent pas lire ceux la !!!!

Lundi 29 décembre 2025  ciel bleu, quelques nuages passagers  27°   16° la nuit  Alt 450 m

Camping de Nizwa nous retrouvons Giuliana (82 ans). Une sacrée rouleuse - Bien qu'elle soit partie bien après nous et n'ai pas encore visité Oman, elle a déjà atteint les 17 000 km (2,5 mois) alors que nous venons péniblement de franchir les 10 000 km (3 mois). Comme elle dit ;"il fallait que je m'arrête un peu pour me reposer" !

Pendant que nous sommes dans cette grande ville, j'en profite pour faire laver le Sprinter - bien salé depuis la traversée en ferry - ainsi que pour faire polisher mes phares qui commencent à jaunir et tout ça pour un prix bien modeste !

Ici tous les artisans sont regroupé dans la même zone : garages mécanique, électriques, carrossiers, laveurs, spécialistes ponts, boites, turbos et pièces détachées etc. Si vous n'êtes pas dans le bon quartier impossible de faire quoi que ce soit - heureusement que le patron du camping nous donne un bon coup de main !

Pour nous rejoindre le parking extérieur aux vieux quartiers de Nizwa, Claude me fait prendre  des raccourcis - j'aurais du me méfier - les rues deviennent de plus en plus étroites avec des virages à angle droit - ça ne croise nulle part - jusqu'à arriver devant un sens interdit et un porche où ça ne passe pas - manœuvre serrée, demi tour, les voitures qui arrivent en face sont obligées de s'enfiler provisoirement dans des cours ou des allées - moi je suis trop gros - personne ne manifeste et on fini par sortir des vieux quartiers (juste le rétro un peu rayé) - et on rejoint le parking par la nationale 4 voies !!!!

Le souk

Plein de 4x4 de location sur le parking et des centaines de visiteurs dans le fort de Nizwa, (XVIIe siècle); probablement à cause des vacances scolaires....

Comme nous allons bientôt quitter Oman, je télécharge un VPN afin de pouvoir appeler en whatsapp "vocal" lorsque nous serons en Arabie Saoudite ! J'appelle aussi Alain et Françoise Morel (nos amis de Nîmes) qui sont déjà en Arabie avec leur Sprinter et qui aimeraient bien qu'on fasse quelques pistes ensemble.

Après avoir refait le plein diesel et d'eau à la mosquée, acheté notre "riz biriani mouton" (5,50 €) en "take away" nous prenons la route pour la frontière Arabique -  270 km de bonne route, mais avec un vent violent qui lève une tempête de sable, on ne sait plus trop où est la chaussée !!!

Pays toujours aussi agréable à visiter, climat idéal en hiver.  Mer, montagne, désert, rando, baignade, il y en a pour tout les gouts. Population accueillante, bivouacs faciles et surtout partout, supermarchés (très) bien achalandés partout. Prix faibles dans les petits restos, prix modéré (moitié/France), courses, visites, diesel et toutes les routes gratuites !

Kilométrage depuis le départ : 10300 km

Sortie Oman, entrée Arabie, voir "page pratique" Moyen Orient.

 

ARABIE SAOUDITE 2

Jeudi 1er janvier 2026 ciel bleu 27°  8° la nuit

Passage des frontières sans problème (voir "page pratique Moyen Orient").

Le quart vide (l'empty quarter) est le quart Sud Est de l'Arabie qui est vide ! 1035 km jusqu'à la première ville ; Riyad. 516 km jusqu'à la première intersection !!!!

Le vent est tombé pendant la nuit, quelle chance - la traversée du "quart vide" aurait été une horreur alors que par beau temps c'est absolument merveilleux. Plus de 700 km de pur bonheur, des dunes de toute beauté** que la route escalade parfois jusqu'à  leur sommet  pour redescendre rapidement dans les gassis ou les sebkhas, 200 m plus bas. ** Les premiers 400 km  sont les plus interressants - ensuite le désert devient plus plat.

Pour avoir voyagé au Sahara algérien, dans le Ténéré nigérien ou dans les déserts libyens ou égyptiens, jamais nous n'avons circulé sur une telle distance - et avec telle facilité - au milieu de ci belles dunes.

Des pylônes tous les 10 km qui nous permettent de rester connecté sur la totalité du parcours !

Lorsque le sable recouvre la route, les bulldozers entrent en action.

Et des bulldozers ils y en a des dizaines aussi bien pour nettoyer la route que pour réaliser divers travaux. Et puis lorsqu'il y a trop de dunes qui envahissent la route, ils l'abandonnent - comme celle qu'on suit sur plusieurs centaines de kilomètres - et il en ouvrent une nouvelle juste à côté ! En fait, les dunes ne bougent pas tant que ça - cette route abandonnée depuis plusieurs années n'est recouverte que très partiellement.

Avec les fortes pluies de mi décembre vers le Qatar et les Emirats les sebkhas se sont transformées en lacs salés.

Dimanche 4 janvier 2026 ciel bleu 27°    16° la nuit

Bivouac sur la plage de Salwa - comme à l'aller. Ce matin au réveil le soleil est voilé, dans le désert, la tempête fait rage - conduite difficile, le vent nous fait faire des embardées et la visibilité est presque nulle, on distingue juste quelques troupeaux de chameaux égarés au milieu des dunes et les bulldozers qui "nettoient" la route.

Après 260 km de désert et de poussière, nous arrivons au pied d'une formation rocheuse appelée Judah's thumb - le pouce de Judah (en référence à la ville toute proche); Bivouac rafraichissant : 5°.

350 km d'autoroute et des files de camions interminables et nous voilà à Riyadh.

Un petit tour chez Mc Do pour manger des bonnes frites - y en a marre du riz biriani / poulet - il nous reste 20 km de piste "tôlée" et nous voilà arrivés à 1100 m d'altitude à "The Edge of the World". Ces pitons rocheux offrent une vue panoramique sur la falaise de Tawaiq et sur la plaine 300 m plus bas. En fin de journée, des dizaines de Toyota déversent leurs clients qui viennent admirer le coucher de soleil.

 

Coucou, c'est moi ......

Mardi 6 janvier 2026 ciel bleu, 22° 

Ce matin, grosse galère pour sortir de Riyadh à cause de Diriyah.  Diriyah, ville historique à la périphérie de Riyad, berceau du premier État saoudien et site UNESCO est en pleine rénovation et agrandissement - sont en chantier les hôtels et restaurants les plus luxueux au monde dans le style architectural traditionnel Najd, ainsi que des réserves naturelles et des sites culturels. Un chantier qui couvre 11 km² et perturbe la circulation.

Plein sud par la petite Rn 5395  et des paysages à la "Monument Valley", sauf qu'ici ils sont libre d'accès !.

On croise Françoise et Alain Morel, nos amis de Nîmes qui remontent vers le nord pour "chercher" des gravures. Après avoir pris  rendez-vous pour demain, nous continuons vers le sud en direction de Makhrouq Arch. Des saoudiens en profite pour s'arrêter et me demandent que je les prennent en photo ....pourquoi pas !!!

Alors que nous sommes au pied de l'arche, des rangers qui passent par là nous invitent à les suivre, prétextant qu'ils connaissent un endroit qui nous rapprocherait du sommet  ! En fait nous gravissons un pierrier - non mais, ils croient qu'on a un Toyota - (eux sont restés sur la piste) et l'endroit nous éloigne plutôt de l'arche ! Lorsque nous quittons notre stationnement, nous ne retrouvons pas exactement le "passage" et le retour est un peu scabreux !!!

Encore une demi heure de grimpette et nous voila au pied de la falaise au bout de laquelle se trouve Makhrouq Arch.

Comme prévu, nous retrouvons Françoise et Alain et continuons notre descente vers le sud par des pistes ou des petites routes.....pas si facile, car ils ont tendance à tout passer en 2x2 voies même lorsqu'il n'y a pratiquement pas de circulation !

Encore des chameaux affectueux, qui voudraient bien partager notre repas - nous on veut bien, mais ils finissent par être un peu nombreux !!!

Toujours un ciel d'un bleu profond, mais ce matin le thermomètre est descendu à 6°. Après plus de 100 km de "reg" absolument plat, nous traversons une belle zone dunaire puis attaquons la montagne.

Station service Art Déco des années 60 !

Quelques kilomètres de piste pour aller jusqu'à Al Hadatr canyon - peu d'eau à cette période, juste une guelta que malgré nos efforts  nous n'arriverons pas à atteindre - trop de grosses dalles encombrent le canyon !

Vendredi 9 janvier 2026  ciel bleu, 24° nuit 10°

Bivouac dans le désert, pas compliqué, il n'y a que ça !

Nombreuses cultures de céréales et de foin pour les chameaux irriguées en cercles.

Les éleveurs de chameaux ont troqué la khaïma pour des immenses caravanes. Les camions citerne, toujours présents, servent aussi bien à abreuver les bêtes qu'à tracter les mobile homes lors des migrations.

Un intrus - Suisse -  s'est glissé dans notre bivouac Sprinters .........Nous ne sommes pas chauvins, mais quand même !!!! Après le sable, séance regonflage.

Du samedi 10 au lundi 12 janvier 2026 ciel bleu, beaucoup de vent  24°  de 10 à 15° la nuit

Spécial Dakar, autour de Wadi Ad Dawasir, (WaD) toujours en compagnie de Françoise et Alain Morel.

Nous allons bivouaquer à l'arrivée de la spéciale (point donné par l'organisation) qui conduit les coureurs de Riyad à WaD - dommage, le terrain est plat et roulant, ce qui rend le spot inintéressant ! Après un passage au bivouac du Dakar, nous rejoignons l'arrivée de la boucle ( 770 km) autour de WaD - le site est magnifique, mais le vent qui souffle en rafales réduit la visibilité.  

Les visiteurs, qu'ils soient Qataris, Emiratis ou Saoudiens veulent tous nous offrir des bouteilles d'eau, du café (thermos), des sachets de dattes, des gâteaux secs ou des desserts - on a beau leurs dire qu'on a tout ce qu'il faut - surtout assez d'emballages plastique - nous sommes souvent obligés d'accepter pour ne pas les vexer !!! Comme ils sont sympas, ils nous propose même de nous transporter lorsque nous voulons changer de point de vue.

Avant de quitter ce superbe endroit, nous roulons au gré des traces laissées par les nombreux éleveurs de chameaux qui "nomadisent" dans cette région.

Mardi 13 janvier 2026 ciel bleu avec quelques nuages, 24°,  18° la nuit

Aujourd'hui, nos routes se séparent, alors que nous roulons vers l'ouest, les Morel descendent vers Narjan. 300 km de bonne route nous conduisent à Al Waba Crater - ce cratère circulaire mesure 3 km de diamètre et 350 m de profondeur. Le fond qui est tapissé de phosphate de sodium blanc tranche avec le noir de la roche basaltique.

Ce matin, nous décidons de faire le tour du volcan - 3 km de diamètre x π = 9,5 km. On croyaient que le chemin était tout plat, mais c'était sans compter (sans voir) les canyons qui entaillent le pourtour et puis le chemin n'existe pas vraiment !

Lorsque nous arrivons à mi chemin, un semblant de trace descend sur la première lèvre du cratère - nous la suivons tout en espérant que nous pourrons remonter avant le gros sommet (à gauche) que nous devrons contourner par derrière.

Orgues basaltiques

Découverte d'une palmeraie sauvage verdoyante sur un replat à l'intérieur du cratère !!!

Remontée dans les éboulis.

Des roches de toutes natures - certaines font penser à du bois fossilisé, d'autres à des restes de poterie - le Sprinter s'alourdi !!!!!

Au moment de partir, plus de batterie ! Démarrage avec le petit booster lithium (ça marche les trucs chinois à 50 balles) - arrêt un peu plus tard, merde, ça ne redémarre toujours pas - batterie Hs ? Je cherche un peu et je m'aperçois que coupe batterie moteur est sur "off"- surement un mauvais mouvement !

Sur la route, nous croisons des dizaines de camions d'assistance du Dakar qui se rendent au prochain bivouac - quelques kilomètres plus loin, des poussières attirent notre attention - bingo, sans le faire exprès nous "tombons" sur la neutralisation de l'étape d'aujourd'hui (arrêt de quelques minutes pour que les équipages se soulagent et refassent le plein) - nous allons un peu plus loin pour les voir en pleine vitesse.

Je me demande si nous sommes pas un peu trop près !!!!!

Nous traversons des zones de pommiers de Sodome et des centaines de kilomètres de zone volcaniques et on se demande bien comment toutes ces roches noires ont été "distribuées" de façon pratiquement uniforme sur de telles surfaces.

J'ai l'impression qu'on nous surveille ou peut être a-t-il peur qu'on leur pique toute sa flotte !!

La plaine volcanique laisse place à une magnifique route de montagne.

Belle route au départ, piste à l'arrivée !!!

Les 1500 m de descente nous conduisent jusqu'à la plage de  Rabigh. C'est vendredi, la plage est "noire" de monde (surtout à cause des femmes), et les "cafés" éphémères se sont installés pour la soirée. Comme nous n'avons pas envie d'être délogés pendant la nuit, "j'attrape" un garde côte (ou une police quelconque, ils sont tellement nombreux)  et lui demande si on peut rester pour la nuit - "Ok, no problem, welcome".

NB: Côté mer rouge, la règle générale est : baignade interdite, bivouac à + de 500 m des côtes - motif non officiel, peur de l'immigration clandestine africaine. Cependant, dans certaines villes, comme à Rabigh, sont aménagées des  plages surveillées pour la baignade et des aires de pique-nique où les touristes du golfe, Saoudiens pour la plupart - peuvent camper. 

Dimanche 18 février 2026 ciel bleu 30°, 19° la nuit, mer à 27°

Nous remontons les côtes de la mer rouge pour rejoindre nos amis Pierre et Thérèse qui arrivent de Yanbu (l'arrivée du Dakar).

Nous stationnons - près d'un parc de jeux / pique-nique - les "pieds dans l'eau"  couleur Caraïbes et lorsque les gardes côtes  passent (et repassent), j'envoie Pierre leur demander si on peut faire quelques brasses - la réponse est NON - en fait si je n'y suis pas allé, c'est que je connaissais la réponse !!!

Après une bonne journée passée ensemble, chacun poursuit sa route - nos amis ont RdV en fin de semaine à Mascate (Oman) à 2500 km d'ici et Giuliana - notre amie Italienne - qui voyage dans le nord de l'Arabie, vient de nous inviter pour fêter ses 83 ans début février !!!

Etape à Yanbu, grande ville industrielle et "capitale" du Dakar. Bivouac au bord de la mer à "Méditation Beach Aréa". Ce parc "jeux / pique-nique" superbement aménagé qui s'étend sur plusieurs kilomètres  a en son centre un beau lagon pour canoter et se baigner.

Nous empruntons de petites routes de montagne  en direction d'Al 'Ula.

Le vieux village de pisé de Yanbu Nakhl est entièrement abandonné.

Mercredi 21 janvier 2026  ciel bleu  26° - 14° la nuit

Le train du Hedjaz : Au début du 20e siècle, les Ottomans tracent la ligne de chemin de fer du Hedjaz qui doit relier Damas à Médine,(1300 km) dans le but de faciliter le pèlerinage à la Mecque.

Afin de respecter impérativement la date de mise en service du 1er septembre 1908, (jour anniversaire de l'accession au trône du sultan Ottoman),  il faut faire vite et des tronçons de voies sont été posés directement sur des remblais dans des lits de rivières.

Dès sa mise en service, il est l'objet d'attaques par des tribus Arabes qui voient d'un mauvais œil cette concurrence "déloyale" – 3 jours de voyage au lieu des 50 jours de chameau -  Adoptant le costume bédouin, Lawrence d'Arabie  les aida dans leur combat en  menant des raids sur des lieux stratégiques : ligne de chemin de fer, gares, postes de garde, ponts et dépôts de munitions.

Mise en service en 1908, elle est abandonnée dès 1917 suite à la guerre et l'effondrement de l'empire Ottoman. Peut être un record de "longévité", mais pendant ces 9 années, elle a quand même permis d'acheminer des milliers de pèlerins vers la Mecque dans un confort tout relatif.

Nous prenons la piste qui suit l'ancienne voie ferrée du train du Hedjaz. Cette piste de 147 km démarre  à environ 100 km au nord de Médine et continue vers le nord pour rejoindre la 375, à 50 km d'AlUla. (Points GPS sur "page pratique" Moyen Orient)

Cette piste agréable qui serpente au pied des montagnes, ne présente pas de difficultés majeures. Elle suit grosso modo l'ancienne voie ferrée ou l'emprunte même sur certains tronçons encore en état - pas de problème avec les rails, il ont été récupérés depuis bien longtemps.

Mais au bout de quelques kilomètres, Claude s'énerve, descend du Sprinter et refuse de continuer !!!! Nous ne visiterons donc que quelques tronçons de cette voie mythique. Première gare à quelques kilomètres du départ. Les réservoirs d'eau pour les locos vapeurs sont toujours en état, les pompes un peu moins !

Tous les sites sont protégés par des clôtures, mais en se contorsionnant un peu, ça peut passer ..... (La photo 2, sera entière lorsque nous seront sortis d'Arabie !!!)

Un peu plus loin, un des nombreux ouvrages d'art construit pour traverser des wadi.

Pique-nique à l'ombre d'une forêt de yuccas géants.

Autre ouvrage 50 km plus loin.

Vue panoramique depuis le fortin construit sur la colline.

Quelques wagons et une locomotive bien mal en point, une des dernières existantes sur cette voie ferrée ! Faut il y voir une attaque réussie de Lawrence d'Arabie !!!!

30 m de sable pour aller voir le "train" -  je n'enclenche pas les 4 roues motrices - erreur - nous sommes posés....tellement ensablés que je dois d'abord lever avec le cric bouteille pour "passer" et gonfler le cric air !

Jeudi 22 janvier 2026 ciel bleu, brumeux

Joyeux anniversaire Rosie.

Aujourd'hui, c'est les 9 ans de Rosie, notre "Princesse du désert", d'ailleurs, nous lui avons trouvé un château....reste quelques travaux pour le rendre confortable !!!

Nous poursuivons notre piste le long de l'ancienne voie ferrée du Hedjaz.

Encore une gare fortifiée avec son unique porte d'entrée et ses meurtrières. Ces gares qui  fonctionnaient comme des petits forts, abritaient une douzaine de soldats qui devaient repousser les attaques bédouines et protéger les passagers.

Quelques kilomètres plus loin, nous rejoignons un lieu dénommé "Train blown by L. d'Arabie" - info ou intox - nous ne trouvons aucune trace de cette attaque, juste quelques animaux qui paissent tranquillement.

 

 

 

Zumurrud Station, une des 79 gares fortifiées qui jalonne les 1300 km de voies ferrées du Hedjaz. Sur le côté, on peut encore apercevoir un réservoir d'eau recouvert de pierres qui servait à alimenter les locos à vapeur.

 

 

 

Vendredi 23 janvier 2026  Soleil voilé  26°,  18° la nuit et coups de vent

Nous rejoignons AlUla où nous attend Giuliana, notre amie Italienne - une des plus belles région d'Arabie Saoudite !

Nous allons jusqu'à "Eléphant Rock" où se déroule aujourd'hui la "Trail Race" d'Alula.

Ce soir, nous rejoignons le camping de "Pangaea" où beaucoup de coureurs ont élu domicile.

Dimanche 25 janvier 2026  25°, ciel redevenu bleu, 8° la nuit

Hier, retour à Al Ula  pour une petite promenade à la tombée de la nuit dans la Old Town, puis bivouac au "Winter Park" d'AlUla.

Aujourd'hui, le vent est tombé et le ciel est uniformément bleu. Tant mieux car la visite du complexe de Maraya et des hébergements AirStream (15 km d'AlUla) sera d'autant plus spectaculaire !

Au bout d'un moment on étaient assez surpris de voir plusieurs de ces grandes colonnes (à droite) qui émergeaient d'un peu partout - en fait elles sonnent creux et sont en polyester !!! Rassurez vous toutes les autres sont authentiques.

Le Maraya - miroir en Arabe - qui abrite café, salle de spectacle et restaurant, est,  avec ses 9740 miroirs, le plus grand bâtiment miroir au monde. Extraordinaire !!!

L'autre curiosité du lieu est cet étonnant hôtel composé de 45 caravanes américaines AirStream. A 700 € la nuit, on n'a pas demandé à essayer les lits !!!

Nous repartons vers le sud d'Al Ula sur 200 km en direction de Médine.

C'est bien la première fois que nous voyons une rivière en eau ! Il y a surement eut un sacré orage récemment.

Le but de ce détour est de visiter l'ancienne oasis de Khaymar.

Le site a été occupé durant plusieurs milliers d'années comme en témoigne ces vétustes constructions de pierres.

La citadelle de Kaybar domine toujours les ruines du vieux village dont les derniers habitants sont partis il y a environ 50 ans.

Nous sommes déçus par cette visite, car en réalité, il n'y a pas de visite possible.  Tous les sites (sur plusieurs kilomètres) sont barricadés et gardés par la police - accès interdit pendant la réhabilitation qui n'a d'ailleurs pas encore commencé !

Mardi 27 janvier 2026  temps couvert 24°

Nous roulons en direction du "volcan blanc" (que nous avons déjà visité il y a 2 ans) et prenons une piste au milieu des roches volcaniques pour visiter Jirsan Cave, un tunnel volcanique de plusieurs kilomètres de longueur. L'accès se fait grâce à un effondrement dans lequel des marches ont été aménagées. Muni de ma puissante frontale - Claude n'aime pas trop les grottes -  je visite longuement les 2 sections du tunnel, mais à la sortie, c'est la police de l'environnement qui nous accueille ! Elle veut nous mettre un PV, car l'accès en était interdit ! Pourquoi ??? Bref, après un contact avec leur capitaine, ils nous rendent nos passeports et nous souhaitent bon voyage.

Bivouac près d'un canyon. Ce matin, on ne décolle pas de bonne heure car notre boite mail a été piratée avec demande de rançon - je change donc le mot de passe et copie tous les dossiers sensibles sur un DD externe et les supprime de mon ordinateur - banque, identité etc - on ne sait jamais !

Nous roulons environ 200 km sur la 15 en direction de Tayma (Est Al Ula)  Pas étonnant que les montagnes ne paraissent pas hautes, nous circulons sur un plateau désertique situé à plus de 1100 m d'altitude.

Nous bifurquons ensuite sur la piste qui rejoint Naslaq Rock Formation (6,5 km)qu'on pourrait appeler la piste des Burgers !

 

J'avais bien téléchargé une trace "facile" Wikiloc réalisée par un Sprinter il y a quelques années, mais la multinationale qui exploite la silice juste à côté l'a cannibalisée !  Problème : des traces, il y en a partout, laquelle suivre ? Nous dégonflons à 1,1 kg, enclenchons les courtes et suivons des traces au hasard - quelques fois, Claude va voir l'état des traces derrière une colline avant que je m'élance - le sable est profond par endroits, mais ça passe.

Nous circulons au milieu d'une multitude de formations rocheuses intéressantes.

Mais le clou du "spectacle" est le Naslaq Rock, un gros rocher fendu par le milieu, espacé de quelques cm, dont chaque partie repose en équilibre instable sur une pointe. (Points GPS dans Page Pratique Moyen Orient)

 

 

 

 

 

 

 

4° durant la nuit. Evidement, ce matin on a un peu galéré pour trouver des bonnes traces, voir retrouver les nôtres malgré les quelques points relevés hier ! Claude a du faire la moitié du chemin à pied pour m'indiquer les meilleurs passages. Heureusement qu'il y a de temps en temps d'immenses plaques de pierre qui me permettent d'attendre les "ordres" et de reprendre de l'élan.

Séance regonflage. Avec mon compresseur 4 cylindres de "compétition", il ne me faut que 2 mn par roue - moins de temps que pour le dégonflage !

Jeudi 29 janvier 2026   ciel bleu  24°  Alt 1100 m  8° la nuit

Nous continuons en direction de Hail avant de prendre la piste qui pourrait rejoindre  "Mahaja Arch". Bien que cette piste soit a peu près bien tracée, nous baissons la pression à 2 kg pour franchir plus facilement quelques zones sableuses. Superbes formations rocheuses.

Bivouac à Gharamil Arch. (Points GPS dans Page Pratique Moyen Orient)

Quelques kilomètres plus loin, les 2 colonnes que j'ai nommé les jumeaux.

Arche 2 et quelques gravures rupestres. (Points GPS dans Page Pratique Moyen Orient)

Ici, la plupart des plantes ont des épines (jusqu'à 5 cm), ce qui n'a pas l'air de gêner les chèvres ou les chameaux !

Arche 3

Arche 4, demoiselles coiffées & les 2 sœurs.

Je crois bien qu'on a un invité !!!

Les bergers sont venus nous voir et nous ont offert des boissons fraiches, d'autres nous offrent des dattes (on a pas fini les précédentes, mais impossible de refuser !) et le café.

Samedi 31 janvier 2026  ciel bleu, 25°  Alt 1100 m    8° la nuit

Un peu de bricolage avant de partir - regonflage, soufflage des filtres, contrôle des niveaux et réparation d'un store qui ne veut plus s'enrouler.

Après avoir "rencontré" les jumeaux, voila maintenant les triplés. Bédouin moderne avec camion d'époque ! Nous avons besoin de carburant, mais sur cette petite route, la plupart des stations ont baissé le rideau.

Nous rejoignons la RN 70 (Hail / AlUla) et stoppons à une station service - en service - où nous attend Giuliana - en panne - elle a cassé un support d'amortisseur arrière. Un saoudien qui passe par là lui demande : "c'est toi Giuliana"  (c'est qu'elle commence à être connue dans le coin - une femme qui traine par là pour la 3ème année et qui voyage toute seule à 83 ans, ça fini par se remarquer !!). L'intéressé trouve un mécano qui fait une réparation provisoire.

Après avoir partagé une pizza, nous rejoignons la piste de Mahaja Arch, mais la réparation n'a pas tenu ! J'enfile les vêtements de travail, sangle le pied de l'amortisseur pour qu'il ne frotte pas sur la route et elle reprend  immédiatement la direction de la grande ville de Hail (200 km)-  où elle a déjà fait de la mécanique - en espérant être de retour demain ! Nous l'attendrons dans le désert à proximité de la piste de Mahaja.

Lundi 2 février 2026 quelques nuages, brume ou poussière, venteux  28°  15° la nuit

Comme prévu, Giuliana nous a rejoint hier soir. Ce matin, nous prenons la direction d' Awidhar mountain que nous atteindrons après 40 km de piste. Séance dégonflage - 1,2 kg - car même si cette piste est bien marquée, certains endroits sont assez sablonneux. Nous "doublons" le petit village de Qamraa et continuons notre "route" au milieu de formations rocheuses toujours aussi spectaculaires.

Awidhar mountain est un gros rocher au milieu duquel est resté un immense trou presque rond. On peut le voir en "escaladant" le gros rocher en U qui le ceinture - impossible de descendre à l'intérieur sans matériel d'escalade, les parois d'environ 20 m de hauteur sont verticales voir en dévers. (Points GPS dans Page pratique Moyen Orient)

Après une nuit sous la pleine lune, nous reprenons la piste pour les grandes arches de Mahaja.  Giuliana nous avait fait tout un "fromage" d'une montée difficile dans les dunes ....en fait nous sommes passés un peu plus loin et nous n'avons rien vu de spécial ! (Points GPS dans Page Pratique Moyen Orient).

Claude trouve le coin tellement sale  qu'elle collecte un sac de 100 L de déchets.

Aujourd'hui, nous fêtons les 83 ans de notre amie Italienne sous cette arche gigantesque. Repas de "fête" : foie gras, spaghettis aux courgettes, crème au chocolat et café !  

Giuliana nous quitte pour aller RE faire un peu de mécanique à Hail, à croire qu'elle aime ça !!! Bon, c'est vrai que son Toy à plus de 25 ans et 500 000 km et tombe un peu en ruine !!!!

Sur Wikiloc, j'ai repéré une piste de 70 km qui devrait nous permettre de rejoindre directement Naturel Arch et les gravures de Jubbah (NO de Hail - Unesco), mais lorsque nous arrivons à la fin du goudron, des panneaux nous interpellent - pas la peine de chercher les ennuis - demi tour - nous y accèderons par une piste qui descend du nord.

Jeudi 5 février 2026 ciel gris  20° 13° la nuit

Entrainement des chameaux sur l'anneau de vitesse, probablement une course ce week-end ! (vendredi ou samedi).

Après 160 km de goudron et 20 km de piste qui alterne cailloux et sable (dégonfler, mais pas trop !) nous arrivons à Naturel Arch.

Petite promenade dans la vallée (marche difficile dans le sable) qui nous mène jusqu'a une "Seasonal  Fall & Pool", mais à cette période pas une seule trace d'humidité ! Quelle surprise ce matin de croiser une grosse caravane TT sur cette piste ensablée sans issue - ils sont fous ces Saoudiens !!!

Pour rejoindre Jubbah, nous empruntons une très belle route qui fait des montagnes "russes"  à travers le désert du Nafud. Le vent qui s'est levé brouille le paysage. Sur les 60 km, il manque 13 km de goudron - piste tôlée - alors que nous venons de traverser une agglomération de quelques maisons où il y a une 2 x 2 voies !!! Même si ça nous surprend toujours, ce genre d'incohérence est très fréquent et l'argent qui coule à flots - de pétrole - est souvent gaspillé.

Jubbah, petite oasis implantée au pied de la montagne d'Umm Senman sur la route des caravanes est entourées par les dunes ocres du désert de Nafud.

Les nombreux pétroglyphes qui datent de plus de 8000 ans livrent une mine d'informations sur le mode de vie à l'ère Néolithique. De nombreuses scènes de chasse évoquent une faune riche et variée. Ces chasseurs cueilleurs utlisaient des lances, des flèches, des boumerangs ou des bâtons. Ce site est inscrit sur la liste du Patrimoine de l'Unesco. 

Le gravure la plus célèbre, le chariot tiré par 2 chevaux, est l'emblème de Juddah. On remarque aussi, un ibex avec ses longues cornes recourbées, un chasseur avec sa lance et des autruches.

Ici on distingue le Roi, un chasseur avec un boomerang et un oryx.

Un squelette !!! un ibex et un lion semble-t-il.

La théière est l'emblème de l'Arabie Saoudite comme le coq est celui de la France !

Le désert du Nafud avec ses dunes vertigineuses est un terrain jeu idéal pour tester les 4x4...certains n'ont pas résisté !!!

Samedi 7 février 2026 le ciel bleu est revenu, 24°  14° la nuit  - alt 1200 m

Lorsque nous arrivons à Hail, nous rejoignons Giuliana qui a fait la connaissance d'hommes d'affaires amoureux des chevaux. Ils nous reçoivent dans leur luxueux campement (en cours d'aménagement) destiné à recevoir les amis.

Après le travail ou durant les week-ends, le plaisir des hommes - les femmes n'y sont pas conviées - est de rejoindre des amis dans un campement, de palabrer, de boire le thé, manger des dattes et de partager un repas.

En début de soirée, nous sommes conviés a re-boire le thé accompagné de toutes sortes de pâtisseries fines dans la luxueuse "tente d'apparat" - il y a même des chauffages !

Dehors, c'est "Versailles", montagne illuminée, nom de la compagnie projeté sur les rochers.....

Plus tard dans la soirée, les hommes, aidés de quelques serviteurs Indiens, préparent le repas qui ne sera servit que bien plus tard.

Nous on prépare une grosse "platée' de spaghettis italiennes - les meilleures d'Italie fournies par Giuliana, mais nos efforts ne sont pas récompensés, car finalement ils ne connaissent pas et n'aiment pas beaucoup ça ! Tant mieux, ils nous en reste assez pour se régaler - chut, il ne faut pas le dire, mais c'est meilleur que leur viande dure comme du chien !

Un mot au sujet des relations hommes femmes - deux mondes qui vivent en parallèle. 

Dès leur plus jeune âge, les filles restent avec les mères et les garçons avec les pères. L'histoire se répète - pas de mixité dans les jeux, à l'école, dans les sports et dans les activités.  Avec l'habitude l'histoire continue, on a l'impression que les hommes et les femmes ne se rencontrent que pour faire des enfants - peut être plus souvent qu'on pourrait le penser, puisque les familles sont plutôt nombreuses !!!

Malgré les familles nombreuses on ne rencontre presque jamais d'enfants (ou d'ados) - soit ils sont à l'école, soit dans les transports scolaires, soit dans leur famille. Aucun enfant ou ado ne traine dans la rue !

Ceci ne veut pas dire que les femmes restent cloitrées à la maison, elles peuvent faire du shopping, papoter, boire le thé chez des copines  ou même dans des cafés, mais toujours entre femmes.

En arrivant à Hail, nous sommes surpris de voir toutes ces voitures surchargées de toiles, couvertures, tapis et popotes - en fait ce sont des Indiens ou Bengalis qui  louent des tentes toutes équipées qu'ils installent à la demande des clients Saoudiens.

 

Lundi 9 février 2026 ciel bleu  25°  14° la nuit.

Alt 1250 m

Joyeux anniversaire Stella

                11 ans déjà !

 

Visite des vallées autour de Hail. Beaucoup de campements (loisirs) et d'endroits pour pique niquer. Très beaux spots au milieu de ces "tas" de cailloux agglomérés qui forment des montagnes traversées par des wadis à sec qui nous permettent de circuler. Dommage que les campeurs laissent des traces de leur passage !!!!

Retour à Hail pour faire quelques courses et le plein d'eau - potable - à la pompe !

Samra mountain est un massif volcanique qui domine la ville sur lequel a été aménagé une luge d'été impressionnante !

Nous partons bivouaquer à quelques kilomètres de la ville proche de Uqdah Dam (barrage) en amont duquel subsiste seulement une petite marre. Au vu du nombre de commerces - et locations de quads - installés au bord de la route, l'endroit doit être animé durant les week-end !

Mercredi 11 février 2026 Quelques nuages, 26°  Alt 1000 m  19° la nuit

Nous rejoignons Tabah (ou Taba), situé à 80 km au S E de Hail. La ville (plutôt un village) de Tabah Crater qui comptait 9000 âmes était la plus ancienne ville de la région. Mais ce qui en fait un site remarquable, c'est qu'elle est construite dans le cratère d'un volcan.

Aujourd'hui, les puits sont à sec, une grande partie de la palmeraie à dépérit et la plupart des paysans ont émigré vers la ville nouvelle construite sur le plateau.

L'Arabie compte plus de 2500 volcans qui datent de 30 millions d'années, tous éteint depuis bien longtemps.

Al Hutaymah Crater a un diamètre de 1,2 km pour une profondeur de 130 m. Avec sa forme ronde, on dirait une poêle dans laquelle cuit un œuf au plat !

Bivouac au sommet - nous sommes au bord du gouffre (le vrai !)

 

 

 

 

 

 

 

 

Rando sur la lèvre inférieure du cratère. On va essayer de descendre au fond, "pour voir si l'œuf était cuit", mais impossible sans matériel !

Nous prenons la direction du Kuwait par la route des écoliers - 600 km.

Les ronds points sont toujours des "œuvres d'art", ici tout ce qu'ils aiment : Vision 2030 (avec le développement du tourisme), la cafetière et la théière et les sabres et le palmier, l'emblème du pays.

Bivouac dans une forêt d'acacias où de nombreux Saoudiens viennent camper - tentes de toit, tentes ou cellules sur 4x4 - intéressant. Revers de la médaille, l'endroit est dégue !  

Vendredi 13 février 2026 Ciel bleu 26° 20° la nuit

Nous faisons quelques courses au Othain supermarket de Hafar al Bâtin, la dernière ville avant le Kuwait. Il était temps car comme tous les vendredis les quelques commerces qui sont ouverts ferment pour la prière.

Nous pensions faire un tour dans un Mall chinois - juste pour le plaisir des yeux - mais comme  tout est fermé, nous décidons de continuer notre route et de passer au Kuwait aujourd'hui. 

 

Pays toujours aussi agréable à visiter, climat idéal en hiver. Population très accueillante, mais automobilistes un peu nerveux et conduisent mal : doublent sur les lignes blanches et dans les côtes, ne respectent ni les stop ni les priorités, sont à gauche pour tourner à droite....un peu à l'Indienne en somme  !!

Beaucoup de sites commencent à être clôturés sans possibilité d'accès, d'autres ont un accès réglementé, mais on ne sait pas lesquels et où se procurer le permis - bref un peu énervant lorsqu'on vient de se taper des centaines kilomètres de routes ou de piste !!!

Bivouacs faciles, surs et tranquilles partout (sauf sur la côte de la mer rouge), supermarchés (très) bien achalandés partout. Prix légèrement inférieurs à la France, mais Gasoil à 0,40 cts et autoroutes gratuites.

Sortie Arabie vers Kuwait rapide, (voir "page pratique" Moyen Orient).

Kilométrage depuis le départ : 17300 km (7000 km en Arabie Saoudite)

 

 

KUWAIT 2

Vendredi 13 février 2026 Ciel laiteux 32° 20° la nuit

Passage des frontières un peu long mais sans problème (voir "page pratique Moyen Orient").

Ici, les campements ont totalement envahis le désert, aussi biens par les éleveurs, mais surtout par les citadins qui viennent y passer des soirées ou les week-ends - dément.

De fait, les commerçants s'y sont aussi installés et on peut aussi bien y boire le café, qu' y acheter des fruits, du foin ou une selle pour les chameaux !!!

Nous doublons Giuliana qui se traine comme un escargot sur l'autoroute et bivouaquons ensemble sur un parking désert du Jahra Mall. C'est la sortie "dominicale" par excellence : animations pour les enfants, parc pique nique, location de pédalos cygnes sur le lac, restaurants et cafés que les femmes fréquentent entre copines !

Bivouac au bord au bord de la lagune avant de prendre la route pour l'Irak. Beaucoup d'oiseaux, notamment des goélands et des flamants roses. Après le week-end et malgré le nettoyage incessant des "Indiens" le site est dégueulasse !

Sortie du Kuwait en 20 mn

 

IRAK 2

Dimanche 15 février 2026   26°.18° la nuit

A la frontière, peu de monde, mais nous faudra quand même 2 h pour accomplir les formalités !!! (Voir Page Pratique Moyen Orient)

A 11h nous prenons l'autoroute  et arrivons à Palm Of Bagdad - notre lieu de bivouac - à 17h30, juste avant la nuit.

520 km épuisants - beaucoup de camions, des trous, des bosses, des rainures, des travaux et la conduite acrobatique des conducteurs - à plus de 100 km/h on se fait quand même doubler par des camions, aussi bien par la gauche que par la droite ! Mais le bon côté, c'est qu'il n'y a aucun "check point" pour nous ralentir sur cette autoroute, seulement un contrôle sans marquer d'arrêt, à l'entrée de Bagdad.

A partir de Baghdad, l'autoroute est en bon état, mais dès qu'on approche de  Mosul, les traces de la guerre sont plus visibles et les fortins toujours surveillés.

Même si nous avons subit 8 "check points" entre Baghdad et Mosul, on a l'impression que les contrôles sont moins stricts - la plupart en "mode glissants". Pour le dernier bivouac Irakien, nous retournons au parking de Mosul que nous connaissons bien.

En fin d'après midi, gros marché aux poissons - pêchés dans le Tigre probablement.

Mardi 17 février 2026  ciel couvert 20°

Quelques contrôles entre Mosul et la frontière turque - tampons sur les passeports lorsqu'on rentre au Kurdistan Irakien et formalités douanières sans problème (voir "Page Pratique" Moyen Orient.)

Kilométrage depuis le départ : 18500 km

Le Ramadan commence le 19 février. Nous sommes bien contents de sortir des pays "à fond musulman" avant le ramadan, car les horaires des magasins sont chamboulés, il faut manger ou boire avec discrétion durant la journée et plus de restaurants ou les plats "safari" pour le repas du midi !!!

 

TURQUIE

Mardi 17 février 2026 temps bouché, crachin breton Alt 1100 m   15°

Nous arrivons en Turquie avec un crachin breton - première pluie depuis 4 mois. Nous retournons bivouaquer au camping de Mardin - à 130 km de la frontière d'Irak - et qui y retrouve -t- on .... Giuliana et son Toyota et c'est là que nous l'avions retrouvée fin octobre après 15 ans d'absence ! La boucle est bouclée.....

 Nous allons rentrer tranquillement par la Turquie, la Grèce et l'Italie.

 

Fin du voyage le XXXXX

Kilométrage parcouru : XXXX 22600

Bilan : a venir accueil, dépenses, mécanique, santé, points d'intérêt - mer rouge - kilométrage

 

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